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En prélude à la 36e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC), organe de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le 27 janvier, les travaux de la 36e session du Comité Inter-États se déroulent du 23 au 25 janvier 2021, par visioconférence. Il s’agit de préparer les dossiers à traiter et à valider lors de cette rencontre des ministres des Finances et de l’Économie de la sous-région.

La 36e session du Comité Inter-États se déroulent du 23 au 25 janvier 2021, par visioconférence, en attendant la 36e session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, le 27 janvier 2021. © D.R.

 

Dans ce contexte de crise sanitaire impactant les économies de la sous-région, la 36e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) se tiendra par visioconférence, le 27 janvier 2021. Les ministres de l’Économie et des Finances des Etats membres vont plancher principalement sur l’examen et l’adoption du budget de la Communauté, exercice 2021, et sur le traitement à réserver à la dette des institutions communautaires, due à l’Union européenne (UE). Mais avant ce rendez-vous ministériel, le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo, a ouvert le 23 janvier, les travaux de la 36e session du Comité Inter-États, par visioconférence

La situation économique, dégradée en 2020, interpelle les décideurs sur la nécessité d’être plus agressifs dans la mise en œuvre des réformes visant à rendre les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) plus résilientes, notamment par la mise en œuvre vigoureuse de la stratégie de diversification des sources de croissance.

Daniel Ona Ondo a indiqué que «les chocs de la demande et de l’offre induits par les mesures prises pour freiner la pandémie, conjugués à la chute des prix du pétrole en 2020, se sont traduits par une contraction d’une ampleur inédite de l’économie de la zone Cemac de l’ordre de -3,1%». «Cette perte de richesse s’est accompagnée, comme vous vous en doutez, d’une aggravation de la pauvreté et des disparités sociales, exacerbées notamment par la mise à rude épreuve des capacités du secteur informel à jouer son rôle de filet de sécurité sociale». Toutefois, a-t-il indiqué, «on peut se féliciter que sur le plan sanitaire, nos pays s’en sortent mieux que l’hécatombe annoncée».

Le projet de budget de la Communauté, exercice 2021, a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 89,22 milliards de francs CFA contre 88, 23 milliards de francs CFA en 2020, en légère hausse de 1,13 %, sous l’hypothèse d’une amélioration des ressources propres et d’une mobilisation plus efficace et accrue des concours extérieurs.

Outre ce budget à examiner, les participants devront examiner d’autres documents à l’exemple du cadre institutionnel et règlementaire de mise en œuvre de la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans le Bassin du Congo, le mécanisme d’alerte précoce des déséquilibres macroéconomiques en zone Cemac, ainsi que le dispositif des sanctions pour les infractions aux règles de la surveillance multilatérale.

Les résultats devront être soumis aux ministres de l’Économie et des Finances des pays de la Cemac qui les valideront à leur tour, avant de les soumettre à l’appréciation des chefs d’Etat et de gouvernement.

 
GR
 

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