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Le ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul Massassa, a assisté, le 19 novembre, à la 39e session du Conseil des ministres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo). L’ordre du jour était axé sur la mise en œuvre des décisions prises lors du 38e Conseil des ministres, tenu par visioconférence, le 15 juin 2020.

Le ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul Massassa, à la 39e session du Conseil des ministres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo) au Niger. © D.R.

 

La mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo), tenu par visioconférence, le 15 juin dernier, a constitué le principal point de l’ordre du jour de la 39e session de ce Conseil auquel a pris part, le 19 novembre, le ministre gabonais du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul Massassa.

Invité d’honneur de la 39e session du Conseil des ministres de l’Appo, le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, considère cette organisation comme un véritable outil d’intégration africaine quand bien même plusieurs défis devraient être relevés pour protéger le secteur pétrolier et asseoir une gouvernance de qualité.

«Le plan décennal de l’Unité africaine pour la période 2013-2023 prévoit onze (11) projets phares de l’agenda 2063, au titre desquels figurent la stratégie africaine des matières premières et le programme de la vision minière africaine. Le pétrole doit être un potentiel de croissance et doit contribuer à traduire dans les faits, la vision de l’Afrique en 2063 déclinée comme suit : une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale», a déclaré le Premier ministre  nigérien.

39e session du Conseil des ministres de l’Appo, à Niamey, au Niger. © D.R

«Pour ce faire, estime-t-il, il y a lieu, à travers le pétrole, de créer les conditions d’une transformation industrielle de notre continent, car l’Afrique est l’un des continents les moins industrialisés». «Je me réjouis de constater que l’Appo travaille sur des perspectives qui autorisent l’espoir», a-t-il ajouté.

L’Appo a, en effet, initié un vaste programme de restructuration et de réformes avec la nomination d’une nouvelle équipe et l’établissement du siège à Brazzaville en République du Congo. Parmi les décisions du Conseil de juin dernier, on relève le transfert du siège de l’Appo d’Abuja au Nigéria à Brazzaville, en République du Congo ; l’approbation de l’accord de siège ; le report du sommet des chefs d’Etat en 2021, tout en laissant la latitude au Congo qui s’attèle à finaliser les travaux du siège d’en préciser la date. De même, l’institution envisage une étude détaillée sur l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique, au regard de la pandémie du Covid-19 et de la Conférence sur les changements climatiques (Cop).

Créée en 1987,  l’Appo qui compte 18 pays dont le Gabon entend renforcer la collaboration entre les différentes compagnies pétrolières des pays membres mais aussi avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), afin d’assurer la stabilité du marché pétrolier.

 
GR
 

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