Rapatriement des Gabonais du Moyen-Orient : des désistements de dernière minute aux lourdes conséquences financières
Alors que l’opération de rapatriement volontaire des Gabonais du Moyen-Orient se poursuit, le ministère des Affaires étrangères déplore des désistements tardifs de bénéficiaires déjà pris en charge, entraînant des pertes financières significatives pour l’État.

Plusieurs Gabonais ont manqué à l’appel lors de la première phase de rapatriement organisée par le gouvernement (illusration). © GabonReview : Dall-E (IA)
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora, a exprimé son regret face aux désistements de dernière minute de certains compatriotes inscrits dans le cadre de l’opération de rapatriement volontaire depuis le Moyen-Orient. Dans un communiqué publié le 31 mars 2026 à Libreville, l’administration indique que «certains compatriotes volontaires au rapatriement […] se désistent au dernier moment», alors même que leurs titres de transport ont déjà été émis.
Cette situation intervient alors que l’opération se poursuit effectivement sur le terrain, avec l’arrivée, le 22 mars dernier, d’une trentaine de Gabonais à Libreville par un vol régulier de la compagnie Ethiopian Airlines. Une dynamique que les autorités entendent maintenir, conformément à la décision du président de la République d’organiser le retour des ressortissants en difficulté dans cette région.
Des désistements d’une «grave incidence financière»
Cependant, ces annulations tardives ne sont pas sans conséquence. Le ministère souligne qu’elles «occasionnent une grave incidence financière au gouvernement», en raison notamment de la perte des billets d’avion déjà achetés et du paiement de pénalités associées. Une charge jugée évitable, dans un contexte où les ressources mobilisées visent à répondre à une urgence humanitaire.
Face à ce comportement, les autorités haussent le ton. Le communiqué précise que les compatriotes concernés par ces désistements ne seront «désormais plus prioritaires dans le cadre des prochaines opérations de rapatriement». Une mesure dissuasive qui vise à responsabiliser les bénéficiaires et à rationaliser les dépenses publiques engagées.
À travers cette mise au point, le ministère appelle implicitement à un engagement ferme des volontaires, afin de garantir l’efficacité et la soutenabilité de cette opération exceptionnelle de retour au pays.













1 Commentaire
Quelle image ? Depuis quand descend t-on par la soute à bagage d’un avion…?
L’infographiste et le rédacteur pourraient observer les avions de plus près lors de leur prochain voyage.