Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’est réuni, le jeudi 2 avril à Yaoundé (Cameroun), pour sa première session ordinaire de l’année 2026. Présidée par le gouverneur de la BEAC et président statutaire du Comité, Yvon Sana Bangui, cette session s’est tenue dans un contexte économique mondial empreint d’incertitudes, mais marquée par une volonté affirmée de stabilité monétaire au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Les résolutions indiquent, notamment, une inflation maîtrisée à 2,3 % et le maintien inchangé des principaux taux directeurs.

Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, par ailleurs, président statutaire du CPM. © GabonReview

 

La première séance ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’est a eu lieu, le 2 avril à Yaoundé, au Cameroun. Dirigée par le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, par ailleurs, président statutaire de cet organisme, les travaux ont permis d’analyser les perspectives macroéconomiques internationales et sous-régionales, tout en prenant les résolutions qui conviennent pour les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Au terme de ses délibérations, le CPM a choisi la prudence en maintenant inchangés les principaux taux directeurs. Il annonce également une inflation qui resterait maîtrisée, à 2,3 % en moyenne annuelle, bien en dessous de la norme communautaire. 

Les perspectives demeurent fragiles, «en raison des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient»

À l’ouverture des travaux, le président du CPM a rappelé que, selon les plus récentes projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance mondiale devrait rester stable à 3,3 % en 2026, comme en 2025. Cependant, a-t-il précisé, ces perspectives demeurent fragiles, «en raison des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient», susceptibles d’affecter les cours des matières premières et les flux commerciaux internationaux.

Sur le plan sous-régional, les services de la BEAC ont présenté un diagnostic prudent, prévoyant une croissance économique ramenée à «2,9 % en 2026» après «3,5 % en 2025». L’inflation, pour sa part, resterait maîtrisée à «2,3 %» en moyenne annuelle, bien en dessous de la norme communautaire. Ce qui traduit l’efficacité des politiques de stabilité des prix. Les soldes extérieurs et budgétaires montrent un redressement notable. En effet, le déficit budgétaire reculerait de 4,8 % à 2,2 % du PIB, tandis que le déficit du compte courant atteindrait 5,2 % du PIB. La masse monétaire devrait croître de 11,1 % sur l’année, soutenue par des réserves de change équivalant à 4,52 mois d’importations, et un taux de couverture extérieure de 68,0 %.

Le CPM a choisi la prudence en maintenant inchangés les principaux taux directeurs

Au terme de ses délibérations, le CPM a choisi la prudence en maintenant inchangés les principaux taux directeurs, gage d’une orientation monétaire stable. Ainsi, le Taux d’intérêt des appels d’offres demeure fixé à 4,75 %, le Taux de la facilité de prêt marginal à 6,25 %, le Taux de la facilité de dépôt à 0,00 %, et les coefficients des réserves obligatoires respectivement à 7,00 % pour les exigibilités à vue et 4,50 % pour celles à terme.

La BEAC affirme ainsi sa détermination à accompagner le redressement économique de la sous-région tout en préservant la stabilité financière. Sous la houlette de M. Yvon Sana Bangui, le CPM réaffirme ainsi que sa politique restera guidée par un équilibre entre le soutien à la croissance et la préservation des fondamentaux monétaires, «dans un contexte incertain, mais porteur d’opportunités pour l’Afrique centrale».

 
GR
 

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