Invité sur la chaîne internationale BBC News, l’ancien international gabonais, Remy Ebanega, président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), est revenu sur un pan sensible de ses prises de position concernant les dérives présumées dans le football national. Dans sa déclaration, il insiste sur la responsabilité des instances dirigeantes et sur la nécessité de faire toute la lumière sur la gestion passée du sport roi.

Le président de l’ANFPG, Remy Abanega. © Facebook

 

L’ancien footballeur international Remy Ebanega a de nouveau remis sur la table le débat sur la gouvernance du football gabonais, en recentrant son propos sur ce qu’il qualifie de priorité absolue : la protection des jeunes joueurs face aux abus sexuels et la responsabilité institutionnelle face aux accusations graves ayant circulé ces dernières années dans le milieu sportif.

Dans son intervention sur BBC News, il est revenu sur une période marquée par de fortes tensions autour de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), notamment lors de la contestation de la candidature de Pierre Alain Mounguengui. Pour rappel, le 3 avril dernier, la marche qui avait été annoncée pour dénoncer cette candidature a été empêchée par les forces de l’ordre. Un épisode qui continue de susciter des commentaires dans l’opinion sportive.

Pour le président de l’ANFPG, ce contexte illustre un climat de crispation où les débats de fond sur la gouvernance et la protection des jeunes joueurs n’auraient pas été suffisamment pris en compte. Il estime que certaines alertes formulées à l’époque sont restées sans réponse institutionnelle à la hauteur des enjeux.

L’ancien international rappelle également avoir déjà interpellé les autorités sur les cas présumés d’abus dans le football, en appelant à une clarification des responsabilités à tous les niveaux. Il insiste sur le fait que, selon lui, les décisions et rapports rendus par des instances internationales ont depuis donné une nouvelle dimension au débat, sans toutefois préjuger des suites judiciaires ou administratives au niveau national. En outre, il est temps que les responsables, tous les responsables paient. Et d’après lui, Pierre Alain Mounguengui aurait joué un rôle important dans ces abus. 

Ainsi, dans cette nouvelle sortie médiatique, Remy appelle à une refonte profonde du système de gouvernance du football gabonais et plaide pour davantage de transparence, de responsabilité et de protection des mineurs, estimant que l’avenir du sport national dépendra de la capacité des institutions à répondre à ces exigences.

Une prise de parole qui s’ajoute à une série d’interpellations récurrentes et qui maintient la pression sur les autorités sportives et publiques, dans un contexte où le football gabonais reste traversé par des zones de tension et de profondes attentes de réforme.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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