Libreville : le Salon du livre jeunesse ouvre sa deuxième édition sous le signe de la transmission et du partage
La cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Salon du livre jeunesse de Libreville (SLJL) s’est tenue, mardi 7 avril 2026, à Libreville, autour du thème «Lire le monde de demain». Avec comme pays à l’honneur le Cameroun, cet événement ambitionne de susciter chez les jeunes le goût de la lecture, de les rapprocher du livre et de les encourager à la découverte ainsi qu’à l’expression littéraire.

Prestation des enfants à l’occasion de la cérémonie du Livre jeunesse de Libreville, le 7 avril 2026, à Libreville. © GabonReview
La deuxième édition du Salon du livre jeunesse de Libreville (SLJL) s’est ouverte ce mardi 7 avril 2026, à la Chambre de commerce de Libreville. Prévu jusqu’au 11 avril, l’événement rassemble de nombreux acteurs du monde du livre autour d’activités variées destinées à promouvoir la lecture chez les jeunes. Pour cette édition, le Cameroun est à l’honneur, dans une volonté affirmée de célébrer la littérature jeunesse africaine et de renforcer les échanges culturels. Panels de discussion, ateliers et réflexions autour de thématiques diverses rythment cette rencontre qui s’annonce déjà comme un moment fort du calendrier culturel gabonais. Plusieurs autorités gouvernementales, des acteurs culturels ainsi que le maire de Libreville ont pris part à la cérémonie d’ouverture. Pendant cinq jours, des délégations venues du Tchad, de la Guinée équatoriale, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Congo-Brazzaville, de Madagascar et de la Turquie participent également à ce rendez-vous international.
Dans cette dynamique, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, est revenue sur la nécessité d’instaurer ce type de rencontres au bénéfice de la jeunesse. «L’ambition du gouvernement est de placer l’éducation au cœur de ses priorités nationales et de redonner à la littérature de jeunesse sa véritable place au sein de nos apprentissages scolaires», a-t-elle déclaré, rappelant que l’enseignement de la littérature jeunesse au Gabon s’inscrit désormais dans une dynamique de transformation pédagogique.
Un levier de transmission et de construction de l’avenir

Moments de la cérémonie du Livre. © GabonReview
La présidente de l’Association pour la promotion du livre et des arts (APLA), également présidente du comité d’organisation, Sylvie Ntsame, est revenue sur la portée de l’événement. «Ce projet ambitieux vise à transmettre l’héritage africain aux jeunes générations, qui sont l’avenir du continent. Transmettre cet héritage, c’est contribuer à la construction du monde de demain», a-t-elle souligné. Elle a également rappelé que les ouvrages destinés à la jeunesse africaine, qu’ils soient illustrés ou non, revêtent le plus souvent une dimension didactique et pédagogique.
Ces propos ont été appuyés par l’écrivaine gabonaise Justine Mintsa, co-marraine de l’événement. «Placé sous le thème “Lire le monde de demain”, ce salon nous offre l’opportunité de réfléchir aux enjeux du futur tels qu’ils se dessinent dans la littérature de jeunesse francophone subsaharienne. Cette littérature, mêlant contes, albums, poésie, bandes dessinées, récits illustrés et théâtre, a pour vocation d’initier les jeunes à la lecture et de contribuer à leur formation», a-t-elle expliqué.
Quant à la représentante du pays invité d’honneur, l’autrice camerounaise, Djaïli Amadou Amal, elle a salué une initiative porteuse de sens. «Cette invitation est une réelle opportunité pour le Cameroun, le Gabon et l’ensemble des pays africains de partager une culture commune autour du livre. C’est un hommage à la richesse littéraire et un pont pour renforcer la coopération culturelle», a-t-elle affirmé, qualifiant cette rencontre de véritable moment de communion.
Prestations d’enfants, danses et expositions d’ouvrages ont enrichi ce rendez-vous, qui se veut également un espace de convivialité et de partage entre passionnés du livre.
À l’issue du salon, le traditionnel concours de lecture, baptisé du nom de Justine Mintsa, sera organisé. Grande innovation pour cette année : un concours d’écriture destiné aux lycéens viendra compléter le dispositif. Les jeunes participants n’ont d’ailleurs pas manqué d’exprimer leur reconnaissance envers les organisateurs pour l’attention portée à leur apprentissage, nourrissant l’espoir de devenir, eux aussi, les écrivains et des hommes de lettres de demain.
Thécia Nyomba













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