Dans un communiqué officiel daté du 13 avril 2026, le ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a annoncé un ultimatum de 15 jours afin de lever les ambiguïtés et instaurer une transparence totale dans la gestion des carrières au sein de l’administration gabonaise. Cette mesure vise à procéder au recensement exhaustif des agents de la main-d’œuvre non permanente (MONP) diplômés exerçant des fonctions relevant d’agents publics permanents.

Des agents de la main-d’œuvre non permanente devant le siège de la Primature, le 6 janvier 2024. © GabonReview

 

À l’occasion d’une séance de travail tenue dimanche dernier avec l’ensemble des Directeurs centraux des ressources humaines (DCRH), la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a repris en main le dossier de la main-d’œuvre non permanente (MONP). Cette initiative, officialisée par un communiqué du lundi 13 avril 2026, vise à clarifier les zones d’ombre et à renforcer la transparence dans la gestion des carrières au sein de l’administration gabonaise.

Lors de cette rencontre, Laurence Ndong a tenu à lever toute confusion juridique, rappelant qu’il n’existe aucune passerelle automatique entre la MONP et la Fonction publique. Cependant, conformément aux instructions du président de la République et dans un esprit de prise en compte des réalités sociales, le Conseil des ministres a validé l’intégration des agents diplômés occupant déjà des postes normalement dévolus aux fonctionnaires. Une mise au point qui intervient en réponse aux insuffisances de communication relevées dans certaines administrations, avec pour objectif de garantir une application rigoureuse et équitable des décisions sur l’ensemble du territoire.

Dans la même dynamique, la ministre a insisté sur la nécessité d’une rigueur accrue dans la constitution des dossiers, qui devront désormais inclure des attestations de service et de présence dûment certifiées par la hiérarchie. Elle a également renforcé les exigences concernant la gestion des départs à la retraite pour l’année 2026. À cet effet, les DCRH sont appelés à anticiper le traitement des dossiers de retraite afin d’assurer une transition fluide vers la pension, sans retard ni lourdeurs administratives, avec la transmission en amont des pièces requises à la Caisse des Pensions et des Prestations familiales (CPPF).

Ces actions visent, en outre, à doter le ministère des outils nécessaires pour restaurer la confiance des agents, en affirmant que la performance de l’administration repose avant tout sur le respect strict des droits et de la dignité de ceux qui la servent.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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