Selon le secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, près de 75 % des prélèvements supportés par les opérateurs économiques n’alimenteraient pas les caisses de l’État et ne respecteraient pas le cadre légal fixé par la loi de finances. Une situation jugée préoccupante, que l’exécutif entend corriger rapidement afin de réduire la pression sur les entreprises et le coût de la vie.

Le secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, présidant des travaux sur la parafiscalité, le 27 avril 2026, à Libreville. © Com. gouvernementale

 

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé le 13 mai 2026 à Libreville une séance de travail consacrée à la réforme de la parafiscalité. Autour de la table, les membres du gouvernement concernés ont dressé un état des lieux alarmant des prélèvements appliqués aux opérateurs économiques.

Selon les premières conclusions des travaux, seuls 25 à 30 % des prélèvements parafiscaux actuellement collectés seraient conformes au cadre légal fixé par la loi de finances. Le reste, soit près de 75 %, échapperait à la réglementation en vigueur et ne transiterait pas par le Trésor public.

« Ce qui est mauvais, ce n’est pas la parafiscalité en tant que telle, mais les usages qu’on en fait », a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo. « La parafiscalité inscrite dans la loi de finances ne représente qu’entre 25 et 30 % de ce qui est collecté sur le terrain. Ça veut donc dire que jusqu’à près de 75 % de ce que supportent les opérateurs économiques aujourd’hui, non seulement ne rentre pas dans les caisses de l’État, mais en plus ne répond pas à la légalité de cette prescription », a-t-il poursuivi.

Le gouvernement veut identifier et supprimer les prélèvements illégaux

Pour l’exécutif, cette situation contribue à alourdir les charges des entreprises et se répercute directement sur les consommateurs à travers la hausse du coût des biens et services. Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de mettre un terme aux prélèvements illégaux dans le cadre de la politique de lutte contre la vie chère engagée par les autorités.

Deux orientations prioritaires ont été arrêtées au cours de cette réunion. La première consiste à identifier avec précision l’ensemble des prélèvements parafiscaux légalement en vigueur. « L’une des premières orientations qui nous a été donnée par Monsieur le vice-président du gouvernement, c’est de circonscrire, bien identifier qu’est-ce qui représente à ce jour la parafiscalité légale pour en tirer des conséquences. Donc ça va être immédiat », a indiqué Abdu Razzaq Guy Kambogo.

La seconde instruction porte sur l’examen des différentes pistes de réforme déjà envisagées par l’administration. Les autorités souhaitent sélectionner les mécanismes les plus adaptés afin d’assainir durablement le système de prélèvements parafiscaux.

 
GR
 

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