Le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a annoncé, dans un communiqué publié ce 8 mai, à Libreville, que les recours déposés par les avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et président de cette formation, seront examinés ce même jour par la Chambre d’accusation. Ces recours portent notamment sur «l’ordonnance de placement sous mandat de dépôt» ainsi que sur «l’ordonnance de refus de mise en liberté».

Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté, le 15 avril 2026, après le dépôt d’une plainte par une ancienne compagne politique. © GabonReview

 

Le directoire de la formation politique, Ensemble pour le Gabon (EPG), a indiqué, via communiqué, que les recours des avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze (ex-Premier ministre et président du parti) contre son mandat de dépôt et le refus de libération seront examinés, ce vendredi 8 mai, par la Chambre d’accusation à Libreville. Le parti précise que les audiences se dérouleront conformément à la procédure en vigueur et qu’elles ne seront pas ouvertes au public. De même, les échanges vont se tenir exclusivement sur la base des mémoires et observations écrites soumis par les différentes parties.

Dans son communiqué, EPG exprime toutefois des réserves quant au traitement judiciaire du dossier. Le mouvement politique souligne notamment que «le dossier a été renvoyé à la 2e Chambre d’accusation, contrairement à la pratique habituelle». Une situation que cette formation de l’opposition juge préoccupante. Le parti conteste également l’idée selon laquelle le juge pourrait être «souverain» au point de s’affranchir des règles pénales établies. Selon EPG, «la loi pénale est d’interprétation stricte et doit s’appliquer avec rigueur et impartialité». Le parti rappelle également que «la liberté individuelle ne doit pas être soumise à l’arbitraire».

L’appel d’EPG à la Chambre d’accusation

Au-delà des aspects de procédure, le parti de l’ancien chef du gouvernement considère que cette affaire dépasse désormais le seul cadre personnel d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. D’où l’appel d’EPG à la Chambre d’accusation «à prendre toute la mesure de ses responsabilités historiques», en insistant sur la nécessité de préserver «le respect du droit, des libertés fondamentales et des principes élémentaires de justice». Cette écurie politique estime par ailleurs que «la crédibilité de l’État de droit, l’indépendance de la justice et la confiance des citoyens dans les institutions» sont directement engagées dans cette procédure.

Face à cette situation, Ensemble Pour le Gabon affirme rester «pleinement mobilisé» et invite ses militants, sympathisants, ainsi que «les démocrates attachés aux libertés publiques à demeurer vigilants, dignes et mobilisés». 

 
GR
 

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