Alors que l’évaluation des 100 premiers jours de l’action gouvernementale se poursuit sous la conduite du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, adresse un avertissement sans détour à son équipe. Entre bilans sectoriels, impératif de résultats et menace de remaniement, l’exécutif entre dans une phase de reddition des comptes placée sous le signe de la performance et de l’impact social.

Le vice-président du gouvernement Hermann Immongault lors de l’audition des ministres, le 7 mai 2026. © GabonReview (Capture d’écran)

 

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, poursuit l’évaluation des 100 premiers jours de l’action gouvernementale. Cette semaine, plusieurs membres de l’exécutif, notamment les ministres des Affaires étrangères, de la Santé, de l’Économie numérique, du Logement ainsi que la ministre de la Planification et de la Prospective, ont été auditionnés afin de présenter l’état d’avancement de leurs feuilles de route respectives.

Organisées au cabinet du vice-président du gouvernement, ces séances d’évaluation s’inscrivent dans une logique de suivi et de transparence de l’action publique. À cette occasion, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité pour les politiques publiques de produire des effets concrets sur les conditions de vie des populations, rappelant que la matérialisation de la feuille de route gouvernementale devait avant tout avoir un impact social visible.

Plusieurs membres du gouvernement ont défendu des bilans jugés encourageants. Au ministère des Affaires étrangères, les avancées diplomatiques enregistrées concernent notamment le retour du Gabon au sein de l’Union africaine, le renforcement de la coopération dans les espaces communautaires comme la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et le Commonwealth, ainsi que le rapatriement de plusieurs compatriotes vivant à l’étranger.

Des résultats jugés encourageants

Dans le secteur de la santé, le ministre a mis en avant l’organisation d’un forum consacré à l’éthique médicale ainsi qu’un audit sur les conditions d’accueil au Centre hospitalier universitaire de Libreville. Du côté de l’Économie numérique, les efforts ont porté sur la réorganisation du département ministériel et la préparation de plusieurs textes législatifs, dont un projet de loi dédié aux startups.

Le ministre du Logement, Mays Mouissi, a pour sa part annoncé la construction de 1 394 logements, dont 500 déjà lancés, ainsi que l’aménagement de 4 300 parcelles commercialisées par la Société nationale immobilière à des coûts présentés comme inférieurs aux prix du marché. La ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a indiqué que le Plan national de croissance et de développement était finalisé, tandis que l’opération de recensement aurait permis de dénombrer près de 90 % des habitations ciblées.

Mais au-delà des bilans techniques, le ton s’est durci au sommet de l’État. À l’issue du dernier Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Charles-Édouard Mombo, a relayé une mise en garde ferme du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon lui, le gouvernement est désormais soumis à une logique de performance et d’intégrité morale. Les ministres incapables de produire des résultats tangibles pourraient être écartés lors d’un prochain remaniement gouvernemental.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Maganga Octave dit :

    Cet enfant fait rire à se prendre pour le chef des ministres ou le chef du gouvernement. Donc il ne connaît pas la rôle d’un coordonnateur ? Donc il n’a jamais lu la Constitution qu’il a votée ?

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