Rationalisation des prélèvements parafiscaux : le gouvernement engage l’audit des taxes illégales
Au Gabon, face à la multiplication de taxes perçues en dehors du cadre légal, le gouvernement envisage un audit général des prélèvements existants ainsi que la suppression immédiate des taxes sans fondement juridique, dans l’objectif de réduire la pression sur les entreprises et le coût de la vie.

Un moment de la rencontre. © Com. vice-présidence du gouvernement
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé le 13 mai une séance de travail consacrée à la rationalisation des prélèvements parafiscaux, en présence des membres du gouvernement concernés par cette problématique devenue prioritaire pour les plus hautes autorités de l’État.
Au terme des échanges, l’exécutif a dressé un constat préoccupant : de nombreux prélèvements seraient aujourd’hui perçus en marge du cadre réglementaire en vigueur. Selon les premières analyses techniques présentées au cours de la réunion, seule une faible proportion des taxes actuellement collectées respecterait strictement les dispositions prévues par la loi de finances.
Face à cette situation, le gouvernement entend engager une réforme structurelle visant à assainir le système de prélèvements parafiscaux. Parmi les principales pistes retenues figurent la réalisation d’un audit approfondi de l’ensemble des taxes collectées sur le territoire national ainsi que la suppression immédiate des prélèvements jugés dépourvus de base juridique.
Une pression jugée pénalisante pour les entreprises
Pour les autorités, cette prolifération de taxes illégales constitue un frein majeur au développement du secteur privé. Les opérateurs économiques se retrouvent confrontés à une accumulation de charges supplémentaires qui alourdissent leurs coûts d’exploitation et réduisent leur compétitivité.
Le gouvernement estime également que cette situation contribue directement à la hausse des prix des biens et services. Les entreprises répercutant ces charges sur leurs tarifs, les consommateurs subissent à leur tour les conséquences de cette pression fiscale désordonnée, aggravant ainsi la problématique de la vie chère.
Une réforme inscrite dans la lutte contre la vie chère
Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et de lutter contre les mécanismes contribuant à l’augmentation du coût de la vie.
Un premier rapport d’étape, contenant les conclusions préliminaires des travaux ainsi que plusieurs mesures d’urgence envisagées, a déjà été remis au vice-président du gouvernement. Le dossier doit désormais être soumis à l’arbitrage final du chef de l’État.
Les décisions attendues pourraient ouvrir une nouvelle phase d’assainissement de l’économie nationale et de restructuration du système de prélèvements appliqués aux acteurs économiques.













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