100 jours du gouvernement : Hermann Immongault durcit le ton et place les ministres sous pression
À l’occasion du Conseil interministériel tenu ce mardi 12 mai 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a clairement signifié la fin de toute période de tolérance au sein de l’exécutif. À travers l’évaluation des cent premiers jours de la feuille de route gouvernementale, il a exhorté les ministres à accélérer l’action publique, à combattre les lenteurs administratives et à produire des résultats concrets au bénéfice des populations gabonaises.

Un moment du Conseil interministériel, le 11 mai 2026. © D.R.
Réunis en Conseil interministériel ce mardi 12 mai 2026, les membres du gouvernement ont été rappelés à l’ordre par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, qui a placé l’ensemble de l’équipe gouvernementale face à une nouvelle exigence : celle des résultats immédiats et mesurables.
Présentant le bilan des cent premiers jours de mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale, le coordinateur de l’action gouvernementale a annoncé l’ouverture d’une «phase de pression sur les résultats», marquant ainsi la fin de toute période de grâce au sein de l’exécutif.
Selon Hermann Immongault, cette évaluation ne relevait ni d’un exercice protocolaire ni d’une simple opération de communication. Il s’agissait plutôt d’un exercice de «pilotage, d’évaluation et de vérité» destiné à mesurer concrètement l’efficacité de l’action ministérielle et à identifier les dysfonctionnements persistants de l’administration publique.
Le rapport qui sera transmis au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dresse ainsi une «photographie sincère et fidèle» du travail gouvernemental, mettant en lumière aussi bien les avancées enregistrées que les «blocages structurels, humains ou organisationnels» qui ralentissent encore la mise en œuvre des réformes.
Tolérance zéro face aux lenteurs et à la corruption
Dans un ton particulièrement ferme, le vice-président du gouvernement a insisté sur la nécessité pour chaque département ministériel de procéder à un «audit interne froid, lucide et sans complaisance». Une manière de rappeler que la responsabilité des ministres est désormais pleinement engagée.
S’appuyant sur les « très hautes instructions du Chef de l’État », Hermann Immongault a également réaffirmé la politique de «tolérance zéro face à la corruption» et aux lenteurs administratives, considérées comme incompatibles avec les ambitions de transformation du pays.
«Aucun membre du gouvernement ne saurait se considérer comme bénéficiant d’une quelconque immunité face à l’exigence de résultats», a-t-il averti, appelant à écarter «sans état d’âme» tous les facteurs susceptibles de freiner l’action publique.
Accélérer les réformes pour améliorer le quotidien des populations
À quelques jours de l’échéance du 15 mai, l’exécutif refuse toutefois de considérer cette étape comme un aboutissement. Pour le vice-président du gouvernement, cette date constitue plutôt le point de départ d’«une nouvelle phase d’accélération des réformes».
L’objectif affiché demeure la transformation concrète des conditions de vie des Gabonais, notamment dans des secteurs jugés prioritaires, comme la santé, l’accès à l’eau potable, l’énergie ou encore l’emploi.
Face à l’ampleur des défis, Hermann Immongault a insisté sur le fait qu’« aucune place » ne devait être accordée à l’autosatisfaction, exhortant les membres du gouvernement à maintenir un haut niveau d’engagement au service de la Nation.
Un contexte institutionnel décisif
Cette montée en pression de l’appareil gouvernemental intervient dans un contexte politique particulier, alors que le président de la République doit prochainement prononcer son discours sur l’état général de la Nation, conformément à l’article 59 de la nouvelle Constitution.
En prévision de ce rendez-vous institutionnel majeur, le vice-président du gouvernement s’est engagé à garantir la «cohérence, l’efficacité et la loyauté» de l’action ministérielle autour du projet de développement porté par le chef de l’État.
Clôturant les travaux du Conseil interministériel par un appel solennel — «Au travail pour la Nation» — Hermann Immongault a ainsi réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer le rythme des réformes afin de répondre plus rapidement aux attentes des populations gabonaises.













1 Commentaire
Quel entêtement !!! Cet enfant ne comprend pas qu’il n’est pas chef du gouvernement ? Il ne comprend pas qu’il n’est pas premier ministre ? Il ne comprend pas qu’il n’est pas le chef des ministres ? Votre Constitution que vous-mêmes ne comprenez pas ça créer la désordre dans ce pays