Présent à Genève dans le cadre de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé, le Gabon a multiplié les échanges de haut niveau sur l’avenir des systèmes sanitaires. Entre participation aux 28ᵉ Rencontres francophones de la Santé et audience avec le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a défendu la vision d’un système de santé gabonais plus moderne, inclusif et résilient.

Un moment de la rencontre avec le directeur général de l’OMS, le 16 mai 2026, à Genève. © Com. Ministère de la Santé

 

À l’occasion de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé organisée à Genève, le Gabon a réaffirmé sa volonté de renforcer son système sanitaire et de s’inscrire pleinement dans les grandes dynamiques internationales autour de l’innovation médicale et de l’accès équitable aux soins. La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a pris part, dimanche 17 mai 2026, à la 28ᵉ édition des Rencontres francophones de la Santé, un rendez-vous stratégique organisé conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et Les Entreprises du Médicament (Leem), avec le soutien de l’IFPMA.

Organisée en prélude à l’Assemblée mondiale de la Santé, cette rencontre réunit chaque année ministres, responsables d’organisations internationales, représentants de l’industrie pharmaceutique, chercheurs, ONG et experts afin de réfléchir aux transformations qui redessinent l’écosystème sanitaire mondial. Placée sous le thème : « Innovation mondiale, les nouvelles cartes de la santé – Quand les enjeux géopolitiques bouleversent l’accès à l’innovation », cette édition a mis en lumière les nouvelles rivalités internationales autour des technologies médicales, des financements et des capacités d’innovation en santé.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs : développement des talents, investissement dans la recherche, renforcement des partenariats public-privé, amélioration des mécanismes de financement et adaptation des cadres réglementaires face aux nouveaux défis sanitaires mondiaux.

À travers sa participation, le Gabon entend prendre part aux réflexions stratégiques visant à bâtir des systèmes de santé plus performants et plus résilients dans l’espace francophone. Pour les autorités gabonaises, l’innovation apparaît désormais comme un levier incontournable pour garantir un meilleur accès aux soins et renforcer la souveraineté sanitaire des États.

Un plaidoyer pour une santé plus accessible et résiliente

Photo de famille à l’issue de la 28ᵉ édition des Rencontres francophones de la Santé, le 17 mai 2026. © Com. Ministre de la Santé

La présence active du Gabon à ces assises internationales traduit également la volonté des autorités, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de moderniser durablement le système de santé national.

Dans ce contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, les échanges ont permis d’identifier les principaux freins à l’innovation sanitaire, mais aussi les leviers susceptibles de favoriser un accès plus équitable aux avancées médicales et pharmaceutiques.

Le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou a notamment réaffirmé l’engagement du Gabon à contribuer aux réflexions internationales sur les nouveaux équilibres mondiaux de la santé et sur les stratégies permettant d’améliorer durablement la prise en charge des populations.

Une audience stratégique avec le directeur général de l’OMS

En marge de ces rencontres, la ministre gabonaise de la Santé a également été reçue, la veille, au siège de l’Organisation mondiale de la Santé, par son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Cette audience de haut niveau a permis d’aborder plusieurs priorités stratégiques pour le système sanitaire gabonais, notamment la santé communautaire, le renforcement des capacités du personnel médical et paramédical ainsi que les innovations en matière de financement de la santé.

Au cours des échanges, les deux responsables ont insisté sur l’importance de rapprocher davantage les soins des populations, en particulier dans les zones rurales et les provinces les plus éloignées. La santé communautaire a ainsi été présentée comme un outil essentiel pour améliorer l’équité dans l’accès aux soins de santé primaires et renforcer les actions de prévention.

Les discussions ont également porté sur la formation continue des personnels de santé, le transfert de compétences et l’accompagnement technique des structures sanitaires. Le Gabon ambitionne, à travers ces réformes, d’améliorer la qualité des prestations médicales offertes aux populations et de renforcer l’efficacité de son système hospitalier.

Autre sujet majeur évoqué : le financement du secteur de la santé. Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité d’explorer de nouveaux mécanismes financiers afin de pérenniser les investissements, réduire les dépenses supportées par les ménages et optimiser l’utilisation des ressources publiques consacrées à la santé.

Face aux ambitions portées par les autorités gabonaises, Tedros Adhanom Ghebreyesus a salué les efforts engagés pour moderniser les infrastructures hospitalières et renforcer les capacités du système sanitaire national. Cette rencontre entre le Gabon et l’OMS marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat entre les deux parties, avec l’objectif affiché d’accélérer les réformes sanitaires et de construire un système de santé plus inclusif, performant et durable.

 

 
GR
 

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