Numérisation de l’État : audition de Mark-Alexandre Doumba sur l’archivage électronique au Gabon
Les députés membres de la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies numériques, présidée par l’honorable Jean Claver Lendoye, ont auditionné, ce mardi 19 mai, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba. Au cœur des échanges : l’examen du projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 29 janvier 2026 relative à l’archivage électronique en République gabonaise. Un texte qui vise la modernisation de l’administration.

Le ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba et le président de la Commission de la Communication, Jean Claver Lendoye. © D.R.
Devant la Représentation nationale, notamment les députés de la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies numériques, le ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, a défendu, le 19 mai, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 29 janvier 2026 relative à l’archivage électronique. Une réforme qu’il qualifie de stratégique, et qui vise à adapter le cadre juridique aux mutations technologiques. «Il s’agit de garantir la sécurité, la traçabilité et la conservation durable des documents électroniques», a expliqué le ministre Doumba.
Le défi de la coexistence entre les archives physiques et les outils numériques
Dans son exposé, il a insisté sur l’obsolescence de la législation qui date de 2006, face à l’accélération de la digitalisation des services publics. Dès lors, cette réforme entend ainsi poser les bases d’une gouvernance documentaire conforme aux standards contemporains.
Les députés n’ont pas manqué d’invoquer plusieurs préoccupations qui traduisent les enjeux sensibles liés à cette transition numérique. La sécurisation des données, l’authenticité des documents électroniques, ainsi que l’avenir de la direction des Archives nationales ont nourri les débats.
Mark-Alexandre Doumba a rassuré les parlementaires sur l’esprit inclusif de la réforme. «Le défi est d’assurer une coexistence efficace entre les archives physiques et les outils numériques afin de préserver la mémoire administrative de l’État», a-t-il affirmé. Il a par ailleurs écarté toute marginalisation des structures existantes. Globalement bien accueilli, le projet de loi prévoit un encadrement rigoureux des procédures de conservation électronique, des mécanismes renforcés de sécurisation des données et un cadre pour les prestataires spécialisés. Dans la foulée, une Commission ad hoc a été mise en place pour en approfondir l’examen.













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