Union africaine : à Libreville, Hermann Immongault appelle à une «responsabilité africaine pleinement assumée» face aux crises du continent
Réunis à Libreville du 21 au 22 mai 2026, les principaux acteurs africains de la prévention des conflits, de la médiation et de la consolidation de la paix prennent part à la 17e Retraite de haut niveau de la Commission de l’Union africaine. À l’ouverture des travaux, le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a plaidé pour une prise en charge africaine des crises du continent, fondée sur le dialogue, la réconciliation et le renforcement des mécanismes de paix.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, lors de son discours. © D.R.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a officiellement ouvert, jeudi 21 mai 2026 au Palais des congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville, les travaux de la 17e Retraite de haut niveau de la Commission de l’Union africaine (UA), consacrée au renforcement des mécanismes africains de prévention des conflits, de dialogue politique et de consolidation de la paix.
Organisées du 21 au 22 mai dans la capitale gabonaise, ces assises réunissent des représentants de chefs d’État, des représentants de la Commission de l’UA, des envoyés spéciaux, des membres du Groupe des sages, ainsi que plusieurs partenaires internationaux engagés dans les questions de paix et de sécurité sur le continent. La rencontre se tient sous le thème : « Renforcer les cessez-le-feu, le dialogue national et la réconciliation pour une paix durable ».
Dans son allocution prononcée au nom du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité pour les États africains de renforcer leur capacité collective à prévenir et gérer les crises sécuritaires et politiques qui continuent d’affecter plusieurs régions du continent.
« La paix africaine ne peut être pensée durablement qu’à partir d’une responsabilité africaine pleinement assumée », a-t-il déclaré devant les participants, appelant à une action coordonnée entre les institutions continentales, les communautés régionales et les États membres.
Prévention des conflits et dialogue politique au cœur des travaux

Un moment de la cérémonie d’ouverture des assises, avec le président de la Commission de l’Union africaine. © D.R.
Cette 17e Retraite de haut niveau intervient dans un contexte marqué par la persistance de conflits armés, de transitions politiques fragiles et de crises humanitaires dans plusieurs pays africains. Les échanges portent notamment sur le renforcement des cessez-le-feu, l’efficacité des mécanismes de médiation, le dialogue inclusif et les processus de réconciliation nationale.
Selon les orientations de l’Union africaine, ces retraites de haut niveau visent à améliorer la coordination entre les différents acteurs africains de paix et de sécurité, à renforcer l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et à promouvoir des solutions africaines aux crises du continent.
Le choix de Libreville pour accueillir cette rencontre s’inscrit également dans le contexte du retour progressif du Gabon au sein des instances continentales après sa réintégration dans les mécanismes de l’Union africaine et son élection au Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour le mandat 2025-2027.
Le Gabon met en avant son expérience de transition
Au cours de son discours, Hermann Immongault a également mis en avant le processus de transition engagé par le Gabon depuis 2023, évoquant « un dialogue national inclusif », une réforme constitutionnelle soumise au référendum ainsi qu’un retour progressif à l’ordre institutionnel.
Sans présenter l’expérience gabonaise comme un modèle, le vice-président du gouvernement a estimé que les transitions durables reposaient sur « le dialogue, l’inclusion, la clarté des échéances et l’adhésion des peuples aux mécanismes de transformation politique ».
Le membre du gouvernement a par ailleurs rappelé l’engagement du Gabon dans les initiatives régionales de paix, notamment au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi que sa participation aux opérations africaines de soutien à la paix.
Dans la continuité de cette dynamique diplomatique, Libreville affiche également son ambition d’accueillir le Sommet de l’Union africaine de juillet 2027.
Clôturant son intervention, Hermann Immongault a exhorté les participants à faire émerger « des orientations audacieuses, pragmatiques et porteuses d’espérance » pour le continent, affirmant que « la paix africaine ne sera ni importée, ni improvisée ».













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.