En déplacement, le mardi 19 mai, dans le Moyen-Ogooué, Augustin Emane a effectué une immersion au sein de la prison centrale de Lambaréné. L’objectif était d’évaluer les conditions de détention de travail des agents de la Sécurité pénitentiaire et de détention des détenus. Une initiative visant également l’appropriation des réalités du terrain, marquée par des échanges francs et directs avec les personnels et une inspection du niveau de sécurisation, ainsi que du degré d’humanisation de ces infrastructures pénitentiaires.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, et le personnel de la Sécurité pénitentiaire du Moyen-Ogooué. © D.R.

 

À Lambaréné, la question des conditions carcérales s’est imposée comme un axe prioritaire de l’action gouvernementale, à la faveur de la visite, le 19 mai, du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, dans cette ville du Moyen-Ogooué. Au cœur de cette mission, les données fournies par le Greffe ont permis de dresser un état des lieux précis de la population carcérale. À ce jour, la prison de Lambaréné compte 263 détenus, dont 147 condamnés et 116 prévenus, tandis que le quartier féminin ne recense que deux détenues. 

L’immersion ministérielle s’est poursuivie dans les espaces névralgiques de la détention, notamment «la grande détention», où le membre du gouvernement a échangé directement avec les détenus. Ces interactions ont permis de découvrir des situations individuelles parfois complexes, auxquelles «des réponses concrètes ont été apportées par le Procureur de la République quant aux situations carcérales respectives». Une séquence qui illustre la volonté des autorités judiciaires d’apporter des réponses immédiates et adaptées aux préoccupations exprimées.

Parallèlement, les difficultés en termes de structures, rencontrées par l’administration pénitentiaire, ont été clairement exposées par le directeur de la prison, le colonel Alpin Roger Boundzengué. Le manque d’équipements, notamment «l’absence d’outils informatiques et de matériel de bureau», entrave significativement le fonctionnement du Greffe et la gestion des dossiers pénaux. En réponse, Augustin Emane a assuré de son engagement à «aider à la recherche des solutions aux problèmes présentés», en collaboration avec le commandement de la Sécurité pénitentiaire. Il a, au passage, salué les efforts quotidiens des agents.

 
GR
 

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