HABANA

 

Le 17 janvier 2009, les Gabonais se réveillaient sur une histoire de crash d’hélicoptère de l’armée française au large de leur pays. Huit morts dont trois Gabonais avaient été enregistrés. Ils participaient à une manœuvre militaire de sécurisation maritime dénommée N’Gari. Ce 8 juin, s’ouvre à Paris, le procès de huit militaires, jugés pour homicides involontaires et pour être soupçonnés de manquements ayant occasionné la survenue de l’accident.

Huit militaires jugés dès ce 8 juin 2021, dans le cadre de l’accident d’hélicoptère au large du Gabon ayant fait morts dont des Gabonais, en 2009. © André Bour

 

Le procès de huit militaires impliqués dans l’accident d’hélicoptère de l’armée française qui s’était écrasé au large des côtes gabonaises en janvier 2009 s’ouvre ce 8 juin à Paris. Les prévenus sont soupçonnés de manquements ayant occasionné ce drame et jugés pour homicide involontaires. Selon plusieurs médias hexagonaux, ils «doivent comparaître jusqu’au 25 juin pour homicides et blessures involontaires «par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence»».

Selon lefigaro.fr «les prévenus, parmi lesquels le chef du détachement français au Gabon et le commandant de la «Foudre» -Navire de la marine nationale croisant dans le golfe du Biafra – en 2009, sont poursuivis pour avoir participé ou validé, une semaine avant le crash, un entraînement «dégradé» du pilote de l’hélicoptère alors que le radar d’appontage du bateau était en panne».

Les autres quant à eux «sont poursuivis pour avoir autorisé – ou ne pas avoir empêché – le décollage alors que ce radar était toujours défaillant et qu’un changement d’équipe au dernier moment avait abaissé le niveau d’expérience général pour ce type d’opération délicate». «Ils ont «créé une situation permettant la réalisation du dommage», a estimé l’accusation, «si les règlements avaient été respectés compte tenu de la situation, l’hélicoptère n’aurait pas décollé et l’accident n’aurait pas eu lieu»», peut-on lire.

En janvier 2017, l’appareil de type Cougar participait à un exercice interarmées franco-gabonais de coordination d’opérations de sécurisation maritime appelé N’Gari. Près de 600 militaires prenaient part à cette manœuvre s’étant déroulée du 17 au 21 janvier. L’hélicoptère en question transportait alors dix personnes. Sept sont morts de l’accident en examen : trois membres d’équipage du détachement de l’armée de terre au Gabon et cinq hommes du 13e régiment de dragons parachutistes de Dieuze.

Le procès devrait permettre de faire toute la lumière sur cette affaire qui provoqué la venue à Libreville de l’ancien ministre français de la Défense, Hervé Morin. Un hommage national fut rendu aux victimes lors d’une cérémonie à l’aéroport d’Orly, en France.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. nze dit :

    Malheureusement c’est a paris qu’on entend parler de ce genre de proces.c’est au gabon que cela c’est produit le tribunal gabonais devrait s’en occuper. C’est com poursuivre quelqu’un pour detournement.Ca veut tous simplement dire que si un helicoptere civil tombait se serait dans les oubliettes com d’habitude

  2. MOUNDOUNGA dit :

    Bjr. le gouvernement dis quoi, trois de nos compatriotes y ont quand même perdus la vie? J’attends. Amen.

  3. diogene dit :

    L’atmosphère est si délétère au Gabongo que les militaires passent les mesures de sécurité à la trappe : huit morts, dégât collatéral …

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