HABANA

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé le 9 juin avoir conclu avec les autorités gabonaises un accord de 3 ans, au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Cet accord, informe l’institution de Bretton woods, sera soumis à l’approbation de la direction du FMI et à l’examen de son Conseil d’administration dans les semaines à venir.

Une mission du FMI a conclu un accord avec les autorités gabonaises dans le cadre du MEDC. © iStock-IMF

 

«Les services du FMI et les autorités gabonaises ont conclu un accord sur un programme de trois ans au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC)» a indiqué ce 9 juin, un communiqué du Fonds monétaire international (FMI). L’accord conclu à la fin de la mission de l’institution de Bretton Woods dirigée par Boileau Loko, qui a tenu avec les autorités gabonaises des réunions virtuelles du 1er mai au 7 juin, devrait permettre de soutenir la politique économique et les efforts de réformes du gouvernement gabonais visant à renforcer la réponse du pays face à la pandémie de Covid-19, et à jeter les bases d’une croissance forte, durable et inclusive. «L’accord sera soumis à l’approbation de la direction du FMI et à l’examen du Conseil d’administration dans les semaines à venir», précise le communiqué.

Rappellent que l’’économie gabonaise se remettait progressivement du choc pétrolier de 2014 lorsqu’elle a été touchée par la pandémie de Covid-19 au début de l’année 2020, le FMI relève que les mesures de confinement ont permis de sauver des vies, mais la pandémie et la chute du prix du pétrole ont durement touché l’économie, augmentant le chômage et la pauvreté.

«Le PIB réel s’est contracté d’environ 1,8 % en 2020. Le repli de l’activité économique et l’augmentation des dépenses liées au Covid-19 ont entraîné un creusement du déficit budgétaire et un accroissement de la dette publique en 2020», relève le FMI qui souligne que son aide d’urgence, à travers son instrument de financement rapide (d’un montant de 299,61 millions de dollars), a permis de répondre aux besoins urgents de la balance des paiements en 2020. «L’économie devrait renouer avec une croissance positive en 2021, mais la pandémie a fragilisé les perspectives économiques et généré des besoins de financement importants à moyen terme», informe le communiqué.

Réduire les vulnérabilités des finances et de la dette publique

Selon le FMI, outre le renforcement de la réponse du Gabon à la pandémie, le nouveau programme qu’il soutient vise à réduire les vulnérabilités des finances et de la dette publique, et à favoriser une croissance forte, durable, verte et inclusive tirée par le secteur privé. Les efforts de réformes structurelles des autorités, indique le communiqué, s’appuieront sur 5 piliers essentiels. Notamment, réaliser un assainissement budgétaire pour assurer la viabilité de la dette tout en protégeant la croissance, l’environnement et les populations les plus vulnérables ; améliorer le cadre et la gestion des finances publiques ; renforcer la gestion de la dette publique ; consolider la stabilité et l’inclusion financières ; et améliorer la gouvernance, promouvoir la lutte contre la corruption, et instaurer un climat favorable aux affaires.

Pour le FMI, la protection des vies et des moyens de subsistance est la priorité immédiate, mais lorsque la pandémie s’atténuera, prévient l’institution, un assainissement budgétaire ambitieux et propice à la croissance sera essentiel pour réduire durablement le niveau de la dette publique, et pour soutenir la reprise économique et la stratégie régionale de la Cemac.

«Il est essentiel d’améliorer la gouvernance et de mettre en œuvre des réformes structurelles afin de favoriser une croissance forte, plus inclusive et tirée par le secteur privé», préconise la mission du FMI selon qui, le renforcement des efforts de lutte contre la corruption, le développement du secteur financier et la promotion d’un environnement propice aux affaires sont également des priorités essentielles. «L’engagement des autorités à utiliser le levier des finances publiques pour favoriser la transition écologique du pays est le bienvenu», a noté la mission qui remercie les autorités gabonaises et autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives.

 
GR
 

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