HABANA

 

Dans son discours pour la 76e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ali Bong a estimé qu’une augmentation significative des ressources consacrées à l’adaptation aux changements climatiques s’impose. Un appel pour un financement conséquent du climat avant la conférence de l’Onu sur le climat (Cop26) qui aura lieu en Écosse.

Ali Bongo fait pression pour le financement du climat. © Com présidentielle

 

Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), le changement climatique est déjà une crise. Le rapport alarmant alerte sur le fait que le climat change rapidement sous l’influence de l’homme et modifie déjà la planète terre de manière radicale. Alors que les pays se préparent à la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (Cop 26) à Glasgow en Ecosse, dans son discours pour la 76e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ali Bongo a estimé que la Cop 26 «devrait(…) être un moment d’action sans précédent».

Le président gabonais pour qui la sécurité climatique de la planète terre appelle la solidarité des Etats, rappelle que l’objectif de la Cop est de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre, préserver la biodiversité en favorisant les investissements dans les infrastructures vertes des pays en développement afin de stimuler et décarboner leurs économies. «En effet, les conséquences du dérèglement climatique, notamment la hausse du niveau de la mer, les tremblements de terre, les feux de forêts récurrents, mettent nos sociétés et nos communautés sous pression et doivent nous interpeller sur l’urgence à agir collectivement», a-t-il prévenu.

Ceci, d’autant plus que, a-t-il souligné, ces phénomènes interfèrent avec les problèmes socio-économiques et politiques des pays impactés, mettant en évidence des risques tels que l’instabilité politique et économique, l’insécurité alimentaire et la migration à grande échelle. Appelant la communauté internationale à faire face aux défis du changement climatique, le président gabonais a estimé que «l’agenda politique international a besoin d’une augmentation significative des ressources consacrées à l’adaptation aux changements climatiques». Un appel sans équivoque à une plus grande action sur le financement du climat avant la Cop de Glasgow. Car, Ali Bongo est convaincu qu’aucun gouvernement ne saurait à lui seul assumer l’adaptation aux changements climatiques.

«Une coopération internationale est donc, à mon sens, indispensable pour soutenir l’action locale, à la fois comme moyen de renforcer la sécurité internationale et d’atteindre les Objectifs de développement durable». Présentant son pays comme un bon élève en matière de respect de l’environnement, il a souligné que le Gabon dans son investissement pour la sécurité climatique séquestre annuellement l’équivalent de 140 000 tonnes de carbone, alors qu’il n’en émet que 35 000. «Ainsi, fort d’une différence de plus de 100 000 tonnes de carbone chaque année, l’action du Gabon est déterminante pour l’avenir de l’humanité tout entière», a affirmé le président gabonais dans un contexte où subsistent encore des lacunes quant aux mesures à prendre par les puissances industrialisées du G20, en matière d’atténuation, de financement et d’adaptation

 
GR
 

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