Réunis en conférence de presse le 14 novembre 2025, les avocats d’ Hervé Patrick Opiangah ont dénoncé de graves irrégularités dans l’enquête préliminaire menée à son encontre et ont demandé l’intervention des autorités judiciaires et institutionnelles pour faire respecter le Code de procédure pénale. Ils contestent fermement des accusations remontant à plus de vingt ans et affirment vouloir rétablir la vérité face au “tribunal de l’opinion publique”.

Les avocats d’Hervé Patrick Opiangah ont dénoncé de graves irrégularités dans l’enquête préliminaire menée à son encontre. © GabonReview

 

Tenue à Libreville ce 14 novembre 2025, la conférence de presse des avocats d’Hervé-Patrick Opiangah avait pour objectif de clarifier une affaire devenue hautement sensible dans l’espace public. Encadrée par l’article 96 du règlement intérieur du Barreau et autorisée par le bâtonnier, cette rencontre visait, selon les conseils, à « redresser les contre-vérités » propagées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, à expliquer les irrégularités qu’ils dénoncent dans la procédure, et à replacer le dossier « dans le strict cadre du droit » afin de protéger leur client des effets du « tribunal de l’opinion publique ».

Au cœur de leur exposé, les avocats d’Opiangah affirment que les accusations d’inceste et de viol sur mineur reposent sur des faits supposés vieux de plus de vingt ans, dont la prétendue victime a toujours nié l’existence. « La victime… dit qu’elle n’a jamais été violée. Toujours, toujours, toujours, elle répète urbi et orbi qu’il n’y a jamais eu de viol », insistent-ils, par la voix de maitre Paulette Oyane-Ondo. La défense dénonce en outre un délai jugé incohérent, la plainte ayant été initiée alors que la jeune fille est aujourd’hui âgée de 34 ans. « Aucune mère n’attendrait vingt ans pour dénoncer des faits aussi graves », a-t-elle souligné, questionnant la crédibilité même de la procédure.

Une perquisition “à la marge de la loi”

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L’essentiel des griefs soulevés concerne la perquisition effectuée le 20 novembre 2024, que les avocats estiment totalement contraire au Code de procédure pénale. Ils relèvent l’absence de mandat, l’absence de consentement du propriétaire, et la saisie d’objets sans rapport avec les faits allégués : bijoux, montres évaluées à 900 millions de FCFA, devises, monnaie locale et passeports. « Quel est le lien entre des montres de luxe et un prétendu viol ? En quoi ces biens établissent-ils une infraction inexistante ? », interrogent-ils. Ils rappellent par ailleurs que l’article 55 du Code de procédure pénale impose la rédaction immédiate d’un procès-verbal et la mise sous scellés des biens saisis : « Ils n’ont pas fait le procès-verbal, on n’a jamais vu les scellés ». Une situation confirmée, selon eux, par l’ordonnance du juge d’instruction, qui reconnaît que « les objets de la cause n’ont jamais été présentés devant nous » et rejette la restitution faute de scellés.

Face à ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnements graves », les avocats demandent l’intervention des autorités afin de restaurer la légalité et de permettre la restitution des biens saisis. Ils estiment que ce dossier, marqué par une perquisition irrégulière, des scellés inexistants et un traitement procédural contesté, soulève des enjeux de gouvernance et de respect des droits fondamentaux. Selon eux, « tout cela a été fait à la marge de la loi » et nécessite désormais une réponse institutionnelle pour garantir l’intégrité de la procédure.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. evariste dit :

    Le gars a sorti 16mds en fonds propres, ca va aller pour lui, ne vous inquietez pas….

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