Affaire Pascal Cameron : le Parquet sors de sa réserve
Suite à la découverte macabre du corps du jeune Ngueba Loko Pascal Cameron, 13 ans, le Parquet de la République est sorti de sa réserve ce 23 décembre 2025. Entre interpellations et précisions médicales, l’autorité judiciaire tente de ramener la sérénité dans une opinion publique chauffée à blanc, tout en promettant une justice implacable pour ce crime qui a horrifié Libreville.

Guy Romaric Ontsouyika Ngouoni, procureur de la République adjoint et intérimaire, a détaillé les premières étapes d’une affaire qui tient le pays en haleine. © GabonReview
Le dénouement tragique de la disparition du jeune Pascal Cameron, survenue le 17 décembre dernier alors qu’il effectuait une simple course pour ses parents, semble avoir pris une tournure judiciaire prometteuse. Lors d’un point de presse très attendu, Guy Romaric Ontsouyika Ngouoni, procureur de la République adjoint et intérimaire, a détaillé les premières étapes d’une affaire qui tient le pays en haleine.
Après cinq jours de recherches angoissantes, le corps de l’adolescent a été retrouvé dans une fosse septique située derrière le domicile familial, dans un état de putréfaction avancée. Si la rumeur populaire craignait des mutilations rituelles, le procureur a apporté une précision de taille : « En examinant le corps, les agents constataient une fracture au niveau de la nuque et l’absence de mutilation. »
Cette constatation réoriente les regards vers la violence du choc ayant entraîné la mort. Saisie immédiatement, la police judiciaire a ouvert une enquête pour « enlèvement et assassinat », des infractions lourdes prévues par le Code pénal. Selon le magistrat, les investigations ont déjà porté leurs fruits : « Les premières investigations conduisaient à l’interpellation des quatre suspects actuellement gardés à vue. »
Bien que les suspects soient en cours d’interrogatoire, l’heure est à la prudence procédurale pour éviter tout vice de forme qui pourrait profiter aux auteurs de ce crime odieux. Tout en exprimant la solidarité de l’institution judiciaire envers les parents de la victime, Guy Romaric Ontsouyika Ngouoni a martelé la détermination du ministère public : « Le parquet de la République tient à rassurer que toute la lumière sera faite et qu’aucune piste n’est à négliger à ce stade. » Une promesse qui, l’espère-t-on, calmera la soif de justice d’une population qui refuse que ce drame ne devienne un simple fait divers de plus.
















1 Commentaire
Bjr. Le dernier paragraphe tente de calmer une colère qui, ne pourra pas disparaitre. Pour cause, l’element judiciaire ne suffit plus, en cela que ce dernier ne semble ne plus être adapté à l’ere actuelle. La société a évolué avec ses tares et vices. A l’image de ces crimes devenus ou qualifiés de rituels qui le sont de par une définition qualifiée par une circonstance d’époque. Comme pour dire que ce qui était punis d’une manière avant comment l’adapter aujourd’hui ?
Tout semble banal aujourd’hui au point que la mort même des enfants est considéré comme normal. C’est pourquoi il faut tout faire pour que la justice de ce crime soit un signal fort, sinon la justice populaire va s’implanter à l’image d’un usage informel que malheureusement l’Etat sociologiquement ne pourra pas stopper. Amen.