Le Premier ministre de la Transition a reçu mardi 4 juin dernier une délégation de l’Union des avocats d’Afrique centrale (Unaac). Accompagné par le bâtonnier, Raymond Obame Sima, le groupe conduit par le président de cette structure panafricaine, Patrice Monthe, ancien bâtonnier du Cameroun, est venu échanger et présenter ses champs d’activité à Raymond Ndong Sima, mais surtout discuter avec lui du projet de création de l’école de formation initiale et continue des avocats d’Afrique centrale, ainsi que la nécessité d’uniformiser les règles régissant le fonctionnement des avocats dans l’espace communautaire. 

Le Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, et la délégation de l’Unaac, le 4 juin 2024 à Libreville. © Com.Primature

 

À Libreville pour présenter leur structure et examiner les projets en cours et à venir, la délégation de l’Union des avocats d’Afrique centrale (Unaac), conduite par le président de cette institution, Patrice Monthe, a devisé, le 4 juin dernier, avec le Premier ministre de la Transition. Raymond Ndong Sima a évoqué, avec ce groupe introduit à son cabinet par le bâtonnier, Raymond Obame Sima, plusieurs points parmi lesquels l’uniformisation des règles régissant le fonctionnement des avocats et le projet de création de l’école de formation initiale et continue des avocats d’Afrique centrale.

Cette structure regroupe en effet l’ensemble des avocats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et son ambition est d’avoir des règles d’exercice harmonisées pour tous ses membres dans la sous-région. «Nous sommes en train de nous organiser pour procéder à l’uniformisation et l’amélioration de l’exercice de profession des avocats en Afrique centrale», a dit Patrice Monthe. 

L’Unaac souhaite donc s’inspirer du modèle implémenté dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) afin de bâtir un socle solide pour faciliter le travail de ses membres au sein de la  communauté. D’où l’idée d’un règlement communautaire devant régir leur travail. 

Dans le même temps, le groupe de l’ancien bâtonnier camerounais a présenté au patron de l’administration gabonaise, le projet de l’école des avocats de la sous-région. Elle devrait permettre, ont-ils fait savoir, la formation et l’uniformisation des programmes pour tous les avocats de la communauté. «L’école régionale d’avocat que nous voulons mettre sur pied est un vieux projet», a rappelé l’ancien bâtonnier du Cameroun. 

Et de poursuivre : «nous avons été reçus en audience par le président de la République du Congo, Dénis Sassou Nguesso. Il a donné son accord pour que l’école puisse être installée à Brazzaville. Cela n’exclut pas des structures locales qui gèrent la formation sur place», a expliqué le président de l’Unaac.

Encourageant l’initiative, Raymond Ndong Sima a noté l’importance de ce projet intégrateur. Ce non, sans rappeler l’intérêt qu’accorde le chef de l’État, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema à la mise en place, au niveau local, d’une école des avocats du Gabon. Toute chose n’oblitérant pas  l’idée de ce projet régional qui participera davantage de l’intégration dans la sous-région Cemac.  

Le bâtonnier national du Congo, Claude Coelho, fait partie de cette délégation ayant rencontré plusieurs hautes personnalités gabonaises.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Kobbe dit :

    AU LIEU DE FORMER DES INGENIEURS L’AFRIQUE CENTRALE CONTINUE DE FORMER DES AVOCATS ? QUEK PAYS PEUT SE DEVELOPPER EN FORMANT DES AVOCATS?

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