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 Face au risque de propagation du Covid-19 en milieu carcéral au sein des Etats de l’Afrique subsaharienne, Amnesty International a appelé le 20 avril 2020, les autorités à désengorger les prisons et libérer les prisonniers d’opinion.

Amnesty international exige le désengorgement des prisons. © D.R.

 

Amnesty International appelle les autorités des Etats de l’Afrique subsaharienne à agir de toute urgence afin de protéger les personnes détenues contre le Covid-19, notamment à travers la libération des prisonnières et prisonniers d’opinion, en réexaminant les dossiers des personnes placées en détention provisoire et en assurant l’accès aux soins de santé et aux produits sanitaires dans tous les centres de détention.

«Alors que le Covid-19 se propage en Afrique subsaharienne, la forte surpopulation constatée dans la plupart des prisons et centres de détention risque de se traduire par une catastrophe sanitaire, aggravée par la pénurie généralisée de soins de santé et d’installations sanitaires», a déclaré la directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale d’Amnesty International, Samira Daoud.

Dans sa déclaration du 20 avril 2020, Amnesty International reste convaincu que cette initiative de désengorgement des prisons «est la bonne décision à prendre, mais le fait de libérer immédiatement et sans condition les prisonniers et prisonnières d’opinion fera de la place dans ces structures et contribuera à protéger les détenus et le personnel contre le virus».

Parmi ceux et celles des détenus d’opinion devant bénéficier de l’application de cet appel au Gabon figure Bertrand Zibi Abeghe, membre de la Coalition pour la nouvelle République arrêté le 31 août 2016 dans le cadre des manifestations contre les résultats de l’élection présidentielle. Depuis septembre 2018, sa détention provisoire a dépassé le délai légal et est de ce fait devenue illégale.

Outre les prisonniers d’opinion, Amnesty International interpelle également sur la situation des détenus âgés ou souffrants de pathologies préexistantes, ainsi que des femmes et jeunes filles enceintes ou incarcérées avec leurs jeunes enfants. Le mouvement pour la protection des droits de l’Homme, invite les autorités de l’Afrique subsaharienne à «envisager la libération anticipée, provisoire ou conditionnelle de ces catégories».

 
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1 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    Qu’aministy s’occupe de nos prisonniers , on leur donne !

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