Sous le feu des critiques syndicales et des accusations de malversations relayées sur les réseaux sociaux, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), a choisi la voie de la transparence. Il a récemment affirmé avoir sollicité plusieurs institutions publiques pour auditer sa gestion.

Le DG de l’Agasa (à gauche) et son PCA, le 12 novembre 2025, à Libreville. © D.R.

 

Il y tient «au nom de la transparence». Depuis quelques jours, le patron de l’Agasa défend sa gestion et réclame un audit, alors qu’il fait l’objet de critiques syndicales et d’accusations de malversations relayées sur les réseaux sociaux. «J’ai écrit la semaine dernière à plusieurs organismes publics d’investigation financière et d’audit de l’action publique, pour venir auditer mes comptes et ma gestion, chacun devant s’occuper des aspects relevant de ses compétences», a-t-il posté il y a trois jours sur Facebook.

L’initiative du Dr Jean Delors Biyogue Bi Ntougou intervient dans un climat tendu, marqué par des accusations de détournement de fonds et de surfacturation qui le visent nommément, ainsi que certains de ses collaborateurs. Dès le 3 novembre, le directeur général avait déjà réagi publiquement pour démentir ces allégations. Il avait dénoncé des documents diffusés en ligne comme étant des faux, et avait réaffirmé sa volonté de faire toute la lumière sur sa gestion : «Je suis prêt à subir un audit», avait-il déclaré alors.

Une posture proactive

La démarche d’ouverture engagée par le patron de l’Agasa semble déjà porter ses premiers fruits. «Je suis heureux des débuts de manifestation d’intérêt enregistrés depuis lors», a-t-il ajouté dans sa publication du 10 novembre 2025, laissant entendre que certaines institutions ont répondu favorablement à son appel.

Cette posture proactive vise à restaurer la crédibilité de l’Agasa, une entité stratégique dans le dispositif de sécurité alimentaire du pays. En octobre dernier, le directeur général avait déjà reconnu l’existence de dysfonctionnements internes, qualifiant l’agence de «maison gangrenée par la corruption», tout en assurant que ces turbulences n’affectaient pas sa productivité.

Alors que les critiques persistent, notamment de la part de certains syndicalistes qui remettent en cause la qualité de sa gouvernance, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou semble déterminé à faire de la transparence un levier de redressement. L’ouverture à un audit externe pourrait constituer une étape décisive pour clarifier les responsabilités et rétablir la confiance autour de l’institution dont il a la charge.

 
GR
 

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