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Pour protéger davantage la santé des consommateurs, les autorités gabonaises envisagent de mettre en place un nouveau cadre institutionnel garantissant les conditions sanitaires et d’hygiène dans les métiers de l’alimentation de rue. Un projet de décret y relatif a récemment été adopté par le Conseil des ministres.

Le secteur de l’alimentation de rue bénéficiera bientôt d’un nouveau cadre institutionnel garantissant les conditions sanitaires et d’hygiène pour les consommateurs. © Agasa

 

Après sa campagne de sensibilisation et les formations offertes l’an dernier aux commerçants, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) pourrait bientôt agir de manière plus conséquente dans le secteur de l’alimentation de rue. C’est, en tout cas, ce que présage l’adoption, le 12 juin, par le Conseil des ministres du projet de décret déterminant les conditions sanitaires et d’hygiène applicables aux métiers de l’alimentation de rue. Ce texte de loi prévoit en effet de mettre en place un nouveau cadre institutionnel régissant la vente ambulatoire d’aliments.

Au ministère de l’Agriculture d’où est parti ce projet de décret, on accueille son adoption comme la consécration d’«une ère nouvelle pour la sécurité alimentaire dans notre pays». Sur sa page Facebook, Biendi Maganga-Moussavou qui n’a pas manqué d’exprimer sa profonde gratitude à Ali Bongo pour avoir autorisé l’intégration de ce texte dans le corpus réglementaire de son département ministériel, précise que le futur décret permettra à l’Agasa «d’étendre l’agrément sanitaire existant aux métiers de la vente ambulatoire et fixe aux abords des rues et de généraliser la formation et l’accompagnement des acteurs de la forme de restauration la plus répandue».

L’objectif, selon le ministre de l’Agriculture, est de «bannir les mauvaises pratiques et assurer les bons usages de manipulation, transformation, fabrication, conservation et vente pour garantir une meilleure santé» aux consommateurs.

Directrice générale de l’Agasa, Alia Maeva Bongo Ondimba se satisfait aussi de l’adoption de ce projet de décret. «Je me réjouis de l’adoption en Conseil des ministres du décret relatif aux métiers de l’alimentation de rue qui va permettre de former, de suivre, d’encadrer véritablement ces acteurs et de mieux protéger la santé des consommateurs», a-t-elle posté sur Twitter.

 
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1 Commentaire

  1. diogene dit :

    Plus d’extorsion et plus de pauvreté.

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