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Contredisant le discours des 41 anciens employés de Gabon Oil Marketing (GOM), Gabon Oil Logistique & Services (GLS) et Gabon Engineering & Construction (GEC) qui tend à laisser croire qu’ils n’ont jamais rien bénéficié après la dissolution desdites filiales de Gabon Oil Company (GOC), une source au ministère du Pétrole, du Gaz et des Mines assure que ces compatriotes ont bel et bien vu tous leurs droits légaux liquidés au 31 décembre 2020, en plus de la délivrance pour chacun d’eux d’un certificat de travail.

Le ministère du Pétrole affirme que le dossier lié au plan social à la GOM, à la GLS et à la GEC est clos depuis le 31 décembre 2020 avec la liquidation des droits légaux des anciens employés. © D.R.

 

Des anciens employés de la GOM, la GLS et la GEC en tournée médiatique . © Capture d’écran/GMT

Huit mois après la dissolution de la GOM, la GLS et la GEC, les trois anciennes filiales de la Gabon Oil Company, les 41 employés qui y exerçaient disent vivre dans la précarité. À la faveur d’une tournée médiatique organisée ces dernières semaines, ils disent être abandonnés à leur propre sort et attendent leur salaire du mois de décembre 2020. Au ministère du Pétrole, du Gaz et des Mines où Gabonreview s’est enquis de la situation de ces compatriotes, c’est plutôt un démenti qui a été servi.

Liste et courriers de l’Inspection spéciale du travail chargée du secteur pétrolier à l’appui, une source au cabinet du ministre Vincent de Paul Massassa assure qu’à la fin de l’année 2020, les 19 anciens employés de la GOM, les 19 de la GLS ainsi que les 3 de la GEC ont bel et bien tiré profit de la procédure de licenciement économique ayant suivi la décision prise par le Conseil des ministres en sa séance du 14 août 2020. «Tous leurs droits légaux ont été liquidés le 31 décembre 2020 après avoir reçu, chacun d’eux, leurs autorisations administratives de licenciement de la part de l’Inspecteur du travail en charge du secteur pétrolier. Ce paiement a d’ailleurs été précédé de plus d’une séance de travail, dont une avec l’Onep (Organisation nationale des employés du pétrole, NDLR.). Tout ceci a été fait dans le strict respect de la législation en vigueur», défend le collaborateur du ministre du Pétrole.

Des documents consultés par Gabonreview, notamment les autorisations administratives de licenciement délivrées par Mohamed Loïck Nguema Fane, Inspecteur spécial du travail chargé du secteur pétrolier, il ressort en effet que les indemnités légales de rupture ayant bénéficié aux 41 anciens employés des défuntes filiales de la GOC concernent le salaire du mois de décembre 2020, l’indemnité compensatrice de préavis, les allocations familiales, l’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de congé.

Mieux, au moment des discussions entre la GOC, la tutelle et ses anciens employés, la Société nationale des hydrocarbures du Gabon (autre nom de la GOC) avait envisagé d’accompagner les 41 licenciés avec une prime de bonne séparation dont elle se réservait de préciser le montant. Celle-ci a-t-elle été versée aux anciens employés des trois filiales dissoutes ? Mystère. Il n’en demeure pas moins qu’à l’Immeuble du 3-Décembre, à Libreville, on affirme que le dossier lié au plan social à la GOM, à la GLS et à la GEC est clos depuis le 31 décembre 2020. Celui-ci aurait coûté « plus de 230 millions de FCFA« .

Pour rappel, c’est le 30 septembre 2020 que les activités de la GLS et de la GEC ont officiellement pris fin. Celles de la GOM se sont quant à elles arrêtées le 31 octobre 2020.

 
GR
 

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