" " Annulation des arrêtés anti-Covid : l’Assemblée nationale n’avait pas vocation à agir | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
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Si le mutisme des députés a été décrié par une partie de la population au moment du débat sur l’annulation par la Cour constitutionnelle des arrêtés 0559 et 0685 fixant les nouvelles mesures anti-Covid, le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, répond que son institution n’avait vocation ni à commenter le sujet ni à défendre l’une des parties opposées.

Le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, le 7 janvier 2022. © Capture d’écran/Gabonreview

 

Interpelée par le mouvement Copil citoyen et accusée par de nombreux internautes ces dernières semaines de ne pas être intervenue sur le débat lié aux arrêtés 0559 et 0685 qui ont récemment été annulés par la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale a réagi ce vendredi 7 janvier aux accusations portées contre elle. À la faveur d’une rencontre avec la presse, Faustin Boukoubi a expliqué que l’institution qu’il préside n’avait vocation ni à commenter ni à trancher entre les différentes parties opposées sur la question.

«Nous, notre réaction, telle qu’elle est prévue dans la loi, c’est dans le cadre du contrôle et de l’évaluation. Or, le contrôle et l’évaluation se font après, donc à postériori et pas avant. Et ce n’est pas nécessairement le jour où un arrêté est pondu que l’Assemblée nationale doit réagir».

Pour agir dans le cadre des deux arrêtés attaqués par le Copil citoyen, Faustin Boukoubi a estimé que l’institution avait besoin de temps. Or, a-t-il assuré, les députés ont été informés de l’initiative du gouvernement au même moment que tous les Gabonais. «C’est difficile. J’ai besoin, pour agir, de me référer à mes collègues», a-t-il ajouté.

 

 
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4 Commentaires

  1. howard dit :

    vraiment quel pays le faux est partout

  2. Yvon. MISSOUMA dit :

    Faustin Boukoubi est un Normand. Avec lui, c’est toujours ni oui, ni non. Les députés regrettent les années Nzouba Ndama. Nzouba, lui, savait en effet prendre position sur divers sujets sociétaux et politiques. Boukoubi ? Non, je ne veux rien en dire de plus.

  3. Gayo dit :

     »C’est difficile » parce que cet homme de paille n’a aucun pouvoir. Payé gracieusement pour ne rien faire. Il n’a pas plus de pouvoir que Ngari, oncle d’Ali Bongo. Est-ce pour rien qu’au Senat ou l’Assemblée Nationale le vice président est toujours un altogovéen proche de la famille Bongo. Les présidents Milebou et Boukoubi ne sont la que pour la décoration.

  4. Paul Bismuth dit :

    Boukoubi appartient à la majorité. Du coup, son silence est éloquent : il ne marquera pas de buts contre son camp. Voilà la seule réalité.

    Penser qu’un parlementaire est un homme (ou une femme) libre est un vœu pieu. La vérité est que les parlementaires suivent tous les consignes de l’appareil de leur parti politique. Ce constat est fait à la fois dans les pseudo démocraties comme le Gabon , que dans les démocraties avérées. Et on peut s’en désoler, car ces parlementaires sont censés avant tout être des représentants de la Nation.

    En ce qui me concerne, je n’attends rien de Boukoubi, ses coreligionnaires et son seigneur féodal.

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