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Un réseau de braconnage vient d’être démantelé entre Guietsou et à Mandji, dans la Ngounié (Centre-sud), avec la saisie de plusieurs espèces intégralement protégées.

Jean Romain Mbagui et Jean Olivier Mouanandi, avec armes et butin faunique. © D.R.
Jean Romain Mbagui et Jean Olivier Mouanandi, avec armes et butin faunique. © D.R.

 

Gros coup de filet réalisé par les forces du Programme de lutte anti braconnage de Guietsou, qui vient de mettre la main sur des trafiquant d’espèces faunistiques dans cette localité mais également à Mandji, deux localités situées dans la Ngounié. Onze chevrotains aquatiques, un pangolin géant, cinq crocodiles nains, deux céphalophes à pattes blanches et un pangolin géant constituent le «butin» saisi par la patrouille de lutte anti braconnage.

Les crocodiles nains de la saisie. © conservation-justice.org
Les crocodiles nains de la saisie. © conservation-justice.org

Présentés au parquet le même jour par la direction provinciale des Eaux et forêts, les indélicats ont été mis sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Mouila en attendant de comparaitre en audience. Ainsi Jean Romain Mbagui et Jean Olivier Mouanandi sont passibles d’une peine d’emprisonnement de trois mois avec sursis et d’une amende de 300 000 francs CFA ; tandis que Guy Roger Moussavou, agent de la sécurité pénitentiaire à la maison d’arrêt de Mouila et chef de file du réseau pourrait n’écoper que d’une amende de 300 000 francs.

Modeste Assoumou Ndong, Charlotte Ngandou et Mireille Ntsame Ndong, quant à eux, pourraient écoper que d’une peine d’emprisonnement de 30 jours dont 22 fermes et 300 000 francs CFA d’amende. Des réquisitions plutôt légères, si l’on se réfère aux sanctions prévues par le Code forestier gabonais dans le cas présent. En effet, le code stipule que «la chasse, la capture, la détention, le transport et la commercialisation des espèces intégralement protégées sont interdits et que les infractions vis-à-vis de ces espèces sont punies de 3 à 6 mois de prison avec des amendes allant de 100 000 à 10 millions de francs CFA».

Pas étonnant dans ce cas que la lutte contre le braconnage ait du mal à atteindre les objectifs escomptés.

 

 
GR
 

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