Le ministre du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye, a lancé le 12 octobre, les travaux d’une étude actuarielle des régimes de sécurité sociale gérés par la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF), en vue de son arrimage au nouveau système de rémunération (NSR) des agents de l’État lancé en 2015.

Le ministre du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye déterminé à faire aboutir l’arrimage des pensions retraites au nouveau système de rémunération des agents de l’État. © D.R.

 

L’une des exigences phares des centrales syndicales regroupant les agents de l’État, la problématique de l’arrimage de la pension retraite au Nouveau système de rémunération (NSR) par la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’État vient d’être confiée au Groupe Finactu. Il est chargé d’évaluer sur une période de trois mois, sur la base de son modèle actuariel propre, la fiabilité financière à long terme du régime sécurité sociale géré par la CPPF.

Les experts du Groupe Finactu, déployés pour la réalisation de l’étude actuarielle des régimes de sécurité sociale gérés par la CPPF, en vue de son arrimage au NSR des agents de l’État. © DR

Figurant parmi les urgences du gouvernement, l’arrimage des pensions retraites au nouveau système de rémunération concerne une population de 7500 retraités de la CPPF sur une population globale de 24800 retraités. «Avant toute grande réforme dans ce sens, il faut initier une étude actuarielle. Le gouvernement a pris l’engagement depuis un mois de réaliser cette évaluation de notre régime de pension pour essayer de voir l’impact de ces mesures à long-terme. Nous voulons un système de protection sociale soutenable, qui ne laisse personne sur les bancs», a déclaré Sosthène Ossoungou Ndibangoye.

Retenu à l’issue d’un appel d’offre international, le groupe Finactu devra, avec la mobilisation et la contribution des agents de la CPPF, analyser et contrôler les risques et les effets du hasard dans la gestion des régimes de sécurité sociale des agents de l’État, afin de fournir des solutions propres à des cadres spécifiques, mais toujours évolutifs. «Toute l’équipe de la CPPF est mobilisée pour nous faciliter les travaux et nous avons bien mesuré l’urgence dans laquelle s’inscrit ces travaux de la CPPF. Nous sommes optimistes aujourd’hui, puisque l’étape cruciale qui est la collecte des données et quasiment terminée. Nous sommes à pied d’œuvre pour démarrer les travaux et le nécessaire sera fait pour tenir les délais », a assuré le chef de mission, Ghita Lamriki.

Depuis bientôt 20 ans, les équipes de Finactu travaillent aux côtés des caisses de retraite du continent, et les assistent dans la compréhension et la maîtrise de leur santé financière, présente et future.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. ENDUNDU dit :

    Attendons de voir. Toutefois, il est reconnu que pour tuer une commission, on créé d’autres commissions.

  2. Jean Cruz (Sherbrooke, Canada) dit :

    Le résultat recherché par cette étude étant d’arrimer les pensions retraites au nouveau système de rémunération, camoufle en lui déjà le déficit comptable abyssal actuel de la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’État. La répétition des grèves et les retards observés par ces agents retraités en est la preuve.
    Une étude actuarielle des régimes de sécurité sociale, ne vise pas à renflouer un déficit, plutôt de mieux prendre en compte les paramètres de calcul (temps moyen de vie desdits retraités, nombre actualisé des retraités, catégories des retraités, etc.) et obtenir des nouveaux taux actuaires de cotisation pour les employés actifs.
    De façon globale, les études empiriques ici et là ne constituent pas souvent des bonnes nouvelles pour les cotisants actifs, non plus que les déficits comptables actuels en soient comblés. Tristesse totale et généralisée quand le sort de toutes les retraites et pensions du Gabon, et cela à l’image de son endettement gigantesque.

  3. Akoma Mba dit :

    L’endettement n’est pas bien grave quand on ne vole pas dans les Caisses de l’Etat. Certains pays du Sud de l’Europe sont endettés à plus de 120 pour cent de leur PIB. Le Gabon est encore loin de là

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