Afin de réduire les déplacements souvent longs et risqués imposés aux candidats de certaines localités, les autorités gabonaises annoncent la création de six nouveaux centres d’examen du baccalauréat pour la session 2026. Une mesure qui vise à rapprocher l’organisation des épreuves des localités d’origine des élèves et à améliorer leurs conditions de composition.

Le lycée Moïse Nkoghe Mvé de Mitzic est uniquement dédié à la composition du Bac dès cette année. © D.R.

 

Dans le cadre de l’organisation du baccalauréat session 2026, le gouvernement gabonais a décidé d’ouvrir six nouveaux centres d’examen à travers le pays. Cette décision, entérinée par un arrêté officiel, s’inscrit dans une volonté claire : rapprocher les candidats de leurs lieux de composition et limiter les déplacements contraignants.

Jusqu’ici, de nombreux élèves étaient contraints de parcourir de longues distances pour rejoindre leurs centres d’examen, parfois dans des conditions précaires. Ces déplacements exposaient les candidats à des risques logistiques, financiers et sécuritaires, tout en accentuant le stress lié à l’épreuve. Avec la création de ces nouveaux centres, les autorités entendent corriger ces disparités territoriales.

Une réponse aux contraintes de mobilité

Les nouveaux centres sont répartis dans plusieurs provinces, notamment dans l’Estuaire, la Ngounié, l’Ogooué-Lolo, l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem. Ils viennent s’ajouter aux 51 centres déjà opérationnels lors de la session précédente.

Certains de ces centres, à l’image de ceux d’Alénakiri, Akanda et Pana, fonctionneront de manière autonome. Cela signifie que toutes les étapes de l’examen — composition, correction, délibération et proclamation des résultats — s’y dérouleront intégralement. Une innovation majeure qui permettra aux candidats non seulement de composer sur place, mais aussi d’y attendre leurs résultats.

Des centres adaptés aux réalités locales

D’autres établissements, en revanche, seront dédiés uniquement à la composition (les lycées Moïse Nkoghe Mvé de Mitzic, Général Théodor Kwaou de Mandji et Daniekl Hubert Nna Ekam Ekam d’Ovan). Dans ces cas précis, les opérations de correction et de traitement des notes seront centralisées dans des centres spécifiques. Cette organisation hybride permet d’adapter le dispositif aux capacités d’accueil et aux infrastructures disponibles dans chaque localité.

Par ailleurs, des ajustements ont été opérés pour tenir compte de certaines contraintes, comme à Akanda, où le centre du Lycée militaire d’excellence remplace temporairement celui de Notre-Dame de Quaben, fermé pour travaux.

Au-delà de la simple logistique, cette réforme vise à instaurer davantage d’équité entre les candidats, quel que soit leur lieu de résidence. En réduisant les distances à parcourir, les autorités espèrent offrir à tous des conditions de composition plus sereines et équitables. Cette mesure devrait également alléger les charges financières supportées aussi bien par les établissements que par les familles, souvent contraints de financer transport et hébergement pour les candidats durant la période des examens.

En rapprochant ainsi les centres d’examen des candidats, le gouvernement affiche sa volonté de moderniser l’organisation du baccalauréat et de placer les élèves au cœur des priorités du système éducatif.

 
GR
 

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