Bikélé : l’État durcit le ton contre les occupations illégales du site public
Le ministère du Logement et la Société nationale immobilière rappellent l’interdiction formelle de toute occupation ou transaction sur le site de Bikélé, destiné à des projets d’intérêt public. Des sanctions sévères sont annoncées contre les contrevenants.

Le ministère du Logement interdit toute occupation de terrain sur le site de Bikélé. © D.R.
Dans un communiqué rendu public le 10 janvier 2026, le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, conjointement avec la Société nationale immobilière (SNI), a réaffirmé l’interdiction stricte de toute occupation, cession ou transaction portant sur le site de Bikélé. Ce terrain, situé sur l’emprise du titre foncier n°18 948, parcelle n°4, section ZX8, relève du patrimoine foncier de l’État gabonais.
Les autorités préviennent que toute violation des dispositions légales en vigueur exposera les contrevenants à des poursuites. « Des actions appropriées seront engagées, incluant la destruction systématique de toute construction érigée en violation des dispositions légales », avertit le ministère, qui entend mettre un terme définitif aux pratiques illicites observées sur ce site.
D’une superficie globale d’environ 70 hectares, le site de Bikélé est exclusivement réservé à la réalisation de projets d’intérêt public majeur. Parmi les infrastructures prévues figurent un lycée moderne avec logements d’astreinte pour les enseignants, une école primaire moderne, un hôpital doté de logements pour le personnel médical, des programmes de logements, des centres commerciaux, un éco-lodge, ainsi que des espaces verts et des aires de jeux. Une route moderne de type 2 x 2 voies, large de 22 mètres et longue d’environ 9 kilomètres, doit également relier Bikélé à Essassa.
Les entreprises sont déjà mobilisées pour l’exécution des travaux
Selon le ministère du Logement, les entreprises adjudicataires ont déjà mobilisé les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires afin d’accélérer l’exécution des travaux et de respecter les délais contractuels.
Depuis 2019, toutefois, des individus se livrent à des opérations répétées de vente et d’occupation illégales de parcelles appartenant à l’État. Malgré plusieurs rappels à la loi et des mises en demeure leur enjoignant de libérer les lieux, ces personnes persistent dans l’occupation irrégulière du site, revendiquant indûment des droits inexistants. Face à cette situation, les autorités entendent désormais faire respecter strictement la loi afin de préserver l’intérêt général.
















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