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Si la plainte brandie par Marc Ona Essangui en 2014 n’a jusque-là abouti à aucune suite, le leader mondial de la sécurité numérique devrait être l’objet d’une nouvelle accusation portée par le CRAN et la société civile du Gabon et de la Guinée.

 © theguardian.com

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Annoncée pour le mardi 3 mars 2015, à la faveur d’une conférence de presse à la Maison des associations de Paris 15eme, la présentation d’une plainte en France contre l’entreprise Gemalto, le fabricant de puces franco-néerlandais, qui se présente comme le «leader mondial de la sécurité numérique» (passeports, cartes d’identité et d’électeurs), devrait être faite par le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), des représentants de la société civile gabonaise et guinéenne.
Après les accusations portées par Marc Ona Essangui en juillet 2014, qui se rapportaient à la qualité douteuse de la biométrie des fichiers d’état civil et des cartes électorales mis à la disposition du gouvernement gabonais pour un montant de «20 milliards de francs CFA», sans que le moindre appel d’offre ne fut au préalable lancé, le leader mondial de la sécurité numérique est à nouveau mis en cause, et la coalition entend fermement obtenir de lui quelques explications sur ce qu’elle met sur le compte de l’absence de transparence lors des élections municipales de 2013 au Gabon. Si pour les différentes ONG, l’apport de Gemalto en faveur des dirigeants actuels semble être une évidence pour la présidentielle de 2016, il faut rompre le sort et «démanteler les rouages de la Françafrique».
Aussi, estiment Sosthène Nguema (CRAN-Gabon), Louis-Georges Tin (CRAN-France) et Jean-Jacques Eyii (Ogarseai) qui se sont joints à l’initiative du secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest, avant l’échéance, Gemalto doit répondre des délits de «corruption d’agent étranger». Un délit, disent-ils, sanctionné par l’article 435-1 du code pénal. D’autant que l’entreprise française semble entretenir des liens plutôt malsains avec le pouvoir de Libreville et de Conakry où, dit-on, les plus hautes autorités les ont imposés dans l’appareil électoral, au mépris des règles démocratiques, pour être certaines de ne jamais connaître de défaite aux différentes élections politiques.
 

 
GR
 

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