Après sa condamnation à 5 ans de prison pour «provocation d’un attroupement non armé et instigation aux actes de nature à provoquer des troubles», Frédéric Massavala va repasser devant le juge. Le ministère public a fait appel, estimant que la peine infligée à ce lieutenant de Jean Ping est légère.

L’ancien porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République, Frédéric Massavala condamné le février. © Gabonreview

 

Condamné le 8 février à 5 ans de prison, assortis de 3 années de sursis et une amende de 600.000 francs CFA, Frédéric Massavala risque de voir sa peine reconsidérée. Le ministère public vient de faire appel à ce jugement.

Pourtant, lors du procès le 8 février dernier, le ministère public avait requis une peine de 5 ans contre le proche de Jean Ping. Il a été condamné pour «provocation d’un attroupement non armé et instigation aux actes de nature à provoquer des troubles». Une peine considérée comme maximale par rapport à l’infraction et conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. Curieusement, quelques semaines après, le ministère public s’est ravisé, estimant que la peine n’est pas suffisante. Frédéric Massavala aurait «dû écoper de dix ans de prison». Ce qui est «une contradiction totale», selon Henry Motendi Mayila, l’un des avocats de Frédéric Massavala.

Si la démarche du ministère public semble légale, elle étonne les conseils de Frédéric Massavala. Selon Me Henry Motendi Mayila «C’est de la folie. Cela nous conforte dans l’idée selon laquelle le procès de Massavala est un procès politique». «C’est le pouvoir qui est derrière tout cela parce que la justice est phagocytée», a-t-il affirmé.

Avec ses collègues, ils se battent pour que le «dossier soit transféré à la Cour d’appel avant la fin du mois». Parce que, précise-t-il, il y a «plus d’intérêt à voir notre client être jugé le plus tôt possible. Nous pensons qu’à ce niveau, notre client sera relaxé parce que nous avons les moyens de droit et la Cour d’appel sera plus objective», a déclaré Me Motendi.

Frédéric Massavala est détenu à la prison centrale depuis le 8 février 2017, tout comme l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe et d’autres partisans de Jean Ping parmi lesquels Landry Amiang Washington, Pascal Oyoungou. Pour l’opposition, ils sont considérés comme des prisonniers politiques incarcérés par le régime d’Ali Bongo.

 
 

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