La Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce international de Paris (CCI) examine, du 11 au 15 février 2019, l’affaire opposant le groupe de BTP Santullo Sericom à l’État gabonais.

Guido Santullo, l’homme qui projetait de mettre Ali Bongo à genoux, s’il n’était pas payé. © D.R.

 

Après deux ans d’instruction judiciaire, le litige opposant le Groupement Santullo Sericom Gabon à l’Etat gabonais est entré dans une nouvelle phase, avec l’ouverture le 11 février du jugement au tribunal arbitral de Paris.

Le litige porte sur les factures non payées par l’État gabonais pour des chantiers livrés par le groupe de BTP. Le groupe Santullo Sericom Gabon réclame au total 700 milliards de francs CFA à l’État gabonais. Une somme qui comprend le règlement des créances du Gabon, les intérêts et le dédommagement. Les autorités gabonaises ont toujours refusé de payer. Elles estiment que certains chantiers avaient été surfacturés en plus d’avoir été acquis en dehors du respect du code des marchés publics. Une entorse qui selon elles enfourche les pratiques la monture de la corruption et de blanchiment d’argent.

Dans le cadre de cette affaire dont l’audience se déroulera toute cette semaine, le Gabon est défendu par Me Georges Arama du Cabinet d’avocats d’affaires (KGA). Le groupe Santullo Sericom sera représenté par Me Ana Atallah du cabinet Reed Smith.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    Une fois le chantier terminé, l’état s’aperçoit de surfacturations…Les pots de vin sont ils inclus ?

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