Arrêté en septembre 2016 et accusé de «fabrication de faux procès-verbaux, mise en place de collecte des données et falsification des résultats» pour le camp de Jean Ping à la présidentielle d’août 2016, Yéo Sihifowa Namogoh, l’informaticien ivoirien croupit toujours en prison sans jugement. La famille a lancé, le 13 février, un appel aux autorités ivoiriennes et gabonaises pour accélérer son jugement.

La famille du présumé hacker ivoirien, Yéo Sihifowa sollicite la clémence du Gabon. © D.R.

 

Yéo Sihifowa Namogoh est incarcéré depuis 2016, à la prison centrale de Libreville. Arrêté dans la foulée des résultats de l’élection présidentielle d’août de la même année, il avait été accusé d’avoir orchestré une fraude en faveur de Jean Ping, le challenger d’Ali Bongo Ondimba. Depuis son incarcération, l’Ivoirien n’a toujours pas été jugé, affirme sa famille qui, dans une lettre publiée par Ivoiresoir.net, le 13 février 2019, lance un nouvel appel aux autorités ivoiriennes et gabonaises.

Dans cette lettre, l’un des cadets de l’informaticien, porte-parole de la famille, souligne que son grand-frère «croupit dans les geôles gabonaises, sans jugement, sans être suivi par le gouvernement ivoirien». Selon ce dernier, Yéo Sihifowa Namogoh était allé au Gabon dans le cadre d’un travail précis. «Son travail consistait à compiler les résultats des procès-verbaux physiques au fur et à mesure que ceux-ci lui parvenaient», a-t-il précisé, indiquant que «c’est sur cette base qu’il a été accusé de falsificateur du résultat des élections».

Le frère de l’informaticien assure que «la famille voudrait lancer un cri de cœur aux autorités ivoiriennes qui entretiennent de très bonnes relations avec les autorités gabonaises pour un dénouement rapide» de cette affaire. Au-delà de ce cri de cœur, la famille Sihifowa implore la clémence des autorités gabonaises pour qu’elles accordent la liberté à leur fils, présenté comme «un prisonnier politique ivoirien aux mains d’Ali Bongo».

Incarcéré à la prison centrale de Libreville, le jeune homme de 35 ans aurait été entendu une seule fois, le 19 septembre 2016, et placé sous mandat de dépôt, malgré la demande de libération provisoire de son avocat.

 
 

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