Le ministre de l’Agriculture souhaite nouer avec la Chine des «partenariats forts» dans la production de céréales au Gabon avec, en ligne de mire, «la souveraineté alimentaire».

Biendi Maganga Moussavou lors de la conférence inaugurale de l’Institut Prométhée, le 15 mars 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

La souveraineté alimentaire au Gabon, le ministre de l’Agriculture y croit. Pour atteindre cet horizon, Biendi Maganga Moussavou compte énormément sur la Chine, dont il souhaite un partenariat «fort» et «gagnant-gagnant». Une doléance exprimée par le membre du gouvernement à l’occasion de la conférence inaugurale de l’Institut Prométhée, le 15 mars à Libreville, sur le thème «Les nouvelles routes de la soie».

«Investir c’est parier sur l’avenir. Ce pari, le Gabon souhaite continuer de le faire avec la Chine en renforçant la confiance mutuelle. S’agissant précisément du département dont j’ai la charge, je voudrais souligner que notre pays, qui a vocation à être une porte d’entrée dans la Cemac et la zone de libre-échange continental, attend des partenariats forts», a déclaré Biendi Maganga Moussavou.

Le ministre de l’Agriculture vise des partenariats dans l’organisation d’un système financier performant, à l’exemple de ce qui a été fait par des investisseurs chinois au Nigeria. Concrètement, ces partenariats s’inscriraient dans «la production de riz, en particulier, et les céréales en général à partir de notre sol, pour nourrir notre population, notre bétail et réduire les importations», a-t-il souligné.

En gros, Biendi Maganga Moussavou a dit attendre des «partenariats forts» dans l’agriculture, en matière de recherche-développement, mécanisation et formation. «Nous avons une fois de plus besoin d’un partenariat fort, gagnant-gagnant, pour atteindre nos objectifs, ceux d’une politique agricole dont l’objectif principal reste la souveraineté alimentaire», a conclu le ministre de l’Agriculture.

À travers les nouvelles routes de la soie, la Chine a l’ambition de conforter son ouverture sur le monde et consolider son expansion économique et culturelle. Une initiative à travers laquelle le Gabon souhaite à la fois renforcer les échanges commerciaux avec la Chine, attirer leurs investissements. Mais aussi, stimuler le développement d’un tissu industriel et des infrastructures structurantes portuaires et ferroviaires notamment.

 
 

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