Ayant conclu au premier abord à une erreur humaine dans la collision de deux trains marchandises survenue le week-end écoulé, le gouvernement a annoncé la suspension des programmes au Centre de formation et de perfectionnement de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag).

Justin Ndoundangoye (à droite) et Patrick Claes, DG de Setrag, le 11 mai 2019, à Owendo. © Setrag

 

Les programmes du Centre de formation et de perfectionnement ferroviaire de Setrag ont été suspendus. L’annonce a été faite dimanche par le ministre des Transports et de la Logistique, qui précise que cette suspension ne devrait pas durer trop longtemps, d’autant qu’en novembre prochain, 43 élèves sont censés boucler leur formation. Il n’empêche, Justin Ndoundangoye assure que cet arrêt momentané est nécessaire pour permettre au gouvernement de parfaire la formation des futurs agents de Setrag. Le gouvernement souhaite désormais être davantage intégré.

«Par cette mesure forte, la tutelle veut accélérer le processus d’élaboration des textes juridiques permettant au gouvernement de reprendre la main sur le contrôle et la validation des programmes de formation, la définition des profils des candidats et des formateurs intervenants, l’homologation des certificats et des licences», explique le ministère des Transports et de la Logistique.

Désormais, espère Justin Ndoundangoye, «pour tout conducteur de train, y compris marchandises ou voyageurs, il faudra que l’État lui reconnaisse une habilitation». Le ministre entend «piloter ce dossier» en collaboration avec sa collègue de la Formation professionnelle.

Survenue dans la nuit du 18 au 19 mai entre les gares de Lopé et d’Offoué, la collision frontale entre deux trains marchandises ayant occasionné l’incendie des deux locomotives a fait 3 morts. Selon la direction générale de Setrag, l’accident a été occasionné par erreur humaine. Le conducteur d’un des trains n’aurait pas respecté l’ordre de dégager les croisements et marquer l’arrêt comme recommandé par le chef de sécurité. Il se serait «engagé sans autorisation aucune dans le canton Lopé/Offoué».

 
 

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