Actionnaire dans la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig), le Gabon, engagé dans l’acquisition d’une nouvelle banque sur le marché, doit impérativement vendre sa participation (26,2%) dans la troisième banque du pays, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI).

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Le Fonds monétaire international (FMI) a manifesté son agacement face à la lenteur du dossier de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig). Dans son rapport sur la 3e revue de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit, le l’institution a invité le gouvernement à céder rapidement ses participations détenues dans la banque.

«Il faut procéder rapidement à la vente de la participation non stratégique dans la Bicig, la troisième banque gabonaise. L’État est en train d’acquérir une nouvelle banque sur le marché, une demande d’approbation de l’opération a été soumise à la Cobac (Commission bancaire de l’Afrique centrale, ndlr). Si l’acquisition est approuvée, les autorités devront procéder dans les trois mois à la vente de la participation de l’État», a déclaré le FMI.

L’État gabonais est actionnaire de la Bicig à hauteur de 26,2%, suivi des privés avec 26%. Selon le FMI, si la Cobac n’approuve pas la demande du Gabon d’acquérir une nouvelle banque sur le marché, «l’État se joindra à l’actionnaire principal pour vendre sa participation actuelle, afin que le nouvel investisseur stratégique dispose d’un contrôle majoritaire dans la banque».

L’actionnaire majoritaire de la Bicig est le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) qui a racheté, courant 2018, les 47% des parts de BNP Paribas. L’ancien actionnaire majoritaire de Bicig a décidé de quitter le Gabon après 32 ans de présence dans le pays.

 
 

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