Une mission d’évaluation des conditions de mise en œuvre du projet de bioénergie dans le district de Bikondom, dans la province septentrionale, s’est effectuée du 20 au 22 février. Une initiative conjointe du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la Direction générale de l’environnement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Les chefs de villages échangeant avec les membres de la délégation dans le cadre de la mission d’évaluation de la mise en œuvre du projet de bioénergie à Bikondom. © Communication du PNUD

 

© Communication du PNUD

La délégation d’experts du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la Direction générale de l’environnement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a séjourné du 20 au 22 février à Bikondom, district situé dans le Woleu-Ntem. Objectif : voir comment mettre en avant la valorisation des déchets de plusieurs natures, à travers le projet de bioénergie.

Concrètement, il s’agissait de préciser, recueillir des informations utiles pour évaluer la possibilité d’implantation de ce projet dans le district. Un projet conçu pour les populations et qui, selon les experts, ne peut réussir sans leur implication effective. «Il est donc important pour sa réussite et sa durabilité que les bénéficiaires soient eux-mêmes fortement engagés», ont précisé les membres de la mission.

Le Conseiller économique du PNUD au Gabon, Célestin Tsassa, a présenté les grandes lignes de ce projet qui sont de valoriser les déchets agricoles et forestiers par leur transformation en briquettes de charbon, de disposer d’une source d’énergie renouvelable pour la cuisson des aliments et la production de l’électricité, de fournir de l’électricité à la population de manière régulière et avec la participation des populations elles-mêmes, de créer un environnement favorable aux activités génératrices de revenus directement par la production des briquettes et indirectement à travers l’utilisation de l’électricité pour la petite transformation.

Le consultant en environnement du PNUD, Laurent Ngoma, a, quant à lui, donné des détails sur les mécanismes de mise en œuvre du projet. Il a aussi précisé le type d’informations à compléter pour une évaluation fine des conditions devant garantir une mise en œuvre réussie dans la zone de Bikondom. Ghislin Mbye Ondo, pour le compte de la Direction générale de l’Environnement, a, pour sa part, expliqué aux populations que «ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre des engagements phares du gouvernement du Gabon dans le cadre de la lutte contre le changement climatique». Il a ajouté que le projet «permettra non seulement de récupérer des déchets pour les transformer en source d’énergie propre et durable, mais surtout de préserver nos forêts, parmi les poumons de la planète, de la coupe de bois de chauffage tout en boostant l’économie locale».

Marquant leur satisfécit au projet, la population a exprimé son enthousiasme et son adhésion. Présidente de l’association villageoise «Be nya man Ye Bikondom» et membre du Conseil économique, social et environnemental, Marie-Caire Ndong Abogue a exprimé le feu vert des populations pour ce projet. «Nous sommes très honorés de votre visite à Bikondom, de l’attention accordée à notre contrée pour l’implantation de cet important projet. Nous pouvons vous assurer que les populations de Bikondom sont très dynamiques et surtout bien organisées pour mener à bien de telles initiatives», a-t-elle dit.

Des préoccupations ont été soulevées sur des aspects logistiques du projet, notamment le transport des déchets agroforestiers vers l’unité de production de briquettes et la localisation de l’unité. Des solutions devraient être trouvées dans le cadre du Comité local de mise en œuvre dudit projet.

 
 

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