Adopté en conseil des ministres du 29 mars, le projet de décret fixant les conditions d’attribution des bourses d’études ne rencontre pas l’assentiment de la Coordination des associations des parents d’élèves du Gabon (Capeg). L’association estime qu’avec cette décision, n’accèderont aux bourses d’études que les enfants des riches ou les génies des familles moins nantis.

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La Coordination des associations des parents d’élèves du Gabon (Capeg) grince les dents suite à l’un des textes adoptés en Conseil des ministres, le 29 mars. Il s’agit du projet de décret fixant les conditions d’attribution, de transfert, de suspension, de suppression, d’orientation, de réorientation de bourses, ainsi que les modalités de prise en charge par l’État d’allocation et de prêt de bourses aux étudiants.

En effet, le projet de décret énonce, entre autres, que les demandeurs de bourse d’études devront être âgés de 19 ans au plus au moment de leur demande. Ces six dernières années, les bourses d’études étaient attribuées sur la seule base de l’obtention du baccalauréat. Chargée de défendre les intérêts des élèves, la Capeg a exprimé, dans une récente déclaration, ses inquiétudes face à ce texte.

Son président fonde ces inquiétudes sur loi 21/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche. Martin Rostand Ossey Kokou s’appuie sur les articles 30 et 32, fixant le premier cycle à quatre ans (collèges) et trois pour le second cycle (lycées).

«L’étudiant boursier qui poursuit ses études supérieures est assujetti à un redoublement par cycle. C’est le terme cycle qui me préoccupe. Du début de la scolarité au primaire en cinq ans de trois cycles, au collège en un cycle de quatre ans et au lycée en un cycle de trois ans. L’élève qui a fait ses études primaires et secondaires en respectant la logique d’un redoublement par cycle devrait avoir sa bourse attribuée après son obtention au baccalauréat», a rappelé Martin Rostand Ossey Kokou.

Dans son analyse, le président de la Capeg déduit que «si un élève est autorisé́ à s’inscrire à l’âge de six ans au primaire, par le principe de redoublement par cycle, il en ressortirait à l’âge de 13 ans. Au secondaire en plus des sept ans, on ajouterait trois ans, 13+7=20 ans + deux ans de redoublement par cycle. Ce qui donnerait l’âge de 22 ans pour l’attribution de bourse à tout élève admis au baccalauréat».

S’appuyant sur ce cheminement, Martin Rostand Ossey Kokou soutient que «l’équité, la transparence et l’égalité pour tous devant la bourse» brandie par les gouvernants, ne sont qu’une «vue de l’esprit». En d’autres termes, «désormais n’atteindront les sommets intellectuels que les enfants des riches ou les génies dans les familles des Gabonais économiquement faibles», a conclu la Capeg.

 
 

1 Commentaire

  1. JF Franel dit :

    Ayez au moins le courage de mettre les photos des étudiants du Gabon, quand bien même les toges sont aussi un luxe pour la remise de leur diplômes!

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