L’Agence nationale de bourses du Gabon (ANBG) envisage d’initier plusieurs réformes afin de rationaliser la dépense publique. Pour une meilleure compréhension de la mesure, la mutuelle de l’Université Omar Bongo a entretenu les étudiants sur leur bien-fondé, le 30 mai à Libreville.

Stanislas Zue Ngame, l’un des responsables de la mutuelle de l’UOB, s’adressant aux étudiants, le 30 mai 2019. © Gabonreview

 

Au sortir d’une rencontre avec la Commission technique de l’Agence nationale de Bourses du Gabon (ANBG) portant sur les réformes quant à l’attribution des bourses, la mutuelle de l’Université Omar Bongo (UOB) a entretenu les étudiants, le 30 mai à Libreville. Il s’est agi d’expliquer et éclairer les étudiants sur la portée ou le bien-fondé des reformes qu’entend appliquer l’ANBG à compter de la rentrée académique prochaine.

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Le premier point portait sur la gestion des comptes bancaires des étudiants. Selon les responsables de la mutuelle, l’entretien du compte coûte 15.400 francs CFA par étudiant. Ce qui équivaut à la somme globale de 540 millions francs CFA sur l’ensemble de bourses. Jugeant la somme colossale, l’ANBG envisage de faire des économies, à travers des nouvelles offres de bourses.

La mutuelle de l’UOB a également abordé la question du trop-perçu de bourses par les étudiants ayant zéro crédit, absents des procès-verbaux ou ayant accumulé un deuxième échec dans un même cycle. Sur ce point, l’ANBG se refuse au laxisme. Elle a donc décidé de suspendre les bourses à ces étudiants. Cette mesure permettra, selon les responsables de la mutuelle, de générer des économies de 3,4 milliards de francs CFA par année.

La suspension de bourses en septembre prochain a également été évoquée par les leaders de la mutuelle. L’opération permettra que soient démasqués les étudiants percevant indûment la bourse, alors qu’ils sont en situation irrégulière à l’UOB ou auront perdu leur statut. En dernier point il a a été question de la gestion des nouveaux bacheliers. Afin d’éviter certains désengrènent, l’ANBG conditionnera le paiement des bourses au début des cours.

Si une bonne partie d’étudiants semble avoir compris le bien-fondé des réformes, d’autres en revanche, les ont rejetées. De ce fait, plusieurs suggestions ont été émises. Celles-ci seront exposées au cours d’une rencontre prochaine entre la Commission technique de l’ANBG et la mutuelle de l’UOB.

 
 

3 Commentaires

  1. Dereck HK dit :

    Une bonne partie semble avoir compris ce que vous avez décidé ???? Mais pourquoi vous le rez comme ça . Je savais que ces photos là que vous preniez le matin c’était pour venir raconter n’importe quoi sur la toile okay je vais faire passer le message à mes confrères. Mais on vous prévient juste d’être près à assumer ce que vous avez déclancher.

  2. Lavue dit :

    Tout ce que je peux dire aux étudiants c’est de ne pas se laisser avoir par des mesures qui compromettraient leur avenir. Si le pays doit faire des économies c’est pas sur le dos des enfants issus en grande partie des mieux pauvres. Parmi vos collègues il y en a qui seront “achetés” pour travailler à faire accepter des mesures, qui dans le fond, vous seraient très défavorables. C’est comme ça que fonctionne le système, on utilise les faibles et les nécessiteux, soyez vigilants.
    Avec 1.500.000 habitants et un PIB par habitant parmi les plus élevés d’Afrique rien n’explique que ce pays ne puisse pays offrir une bourse à chaque étudiant ayant la moyenne. Les pistes d’économies sont pourtant nombreuses- le train de vie de l’Etat doit baisser: pourquoi tant de ministres alors qu’une quinzaine (15) serait largement suffisant, à quoi servent les véhicules de service qui coûtent 50 millions et qui sont achetés après chaque nomination et renouvelés périodiquement. A Quoi sert le SENAT dans un si petit pays (sénateurs et députés étant tous u même bord PDG), à quoi a servi la vice-présidence de la République? on a pu se rendre compte de l’inutilité des Agences nationales créées ici et là, et j’en passe. Il y a trop de gabegie et l’avenir du pays que sont ses enfants ne sauraient en payer le prix. Etudiants, vous êtes instruits, vous connaissez les données économiques du pays, ne vous faites pas avoir. Soyez vigilants et défendez votre avenir. Leurs enfants étudient tous, sinon pour la plupart à l’ étrangler et avec bourses SVP, ne l’oubliez pas. Eux pour de basses raisons politiques semblent oublier d’où ils viennent, beaucoup de ces ministres sont issus des milieux plus que modestes et se foutent quand même de briser l’espoir des autres familles. Si la gabegie était maîtrisée on en serait pas tenter ce type de mesure.

    Vive la jeunesse Gabonaise.

  3. Boueni limata dit :

    en ce jour même les étudiants de l’universi Omar bonheur se sont fait bombarder à l’acrimo. Des réformes qui tues l’avenir du pays au profit de leurs poches

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