Selon l’Agence Cameroun presse, la Commission des marchés financiers (CMF) du Cameroun a fusionné, durant le mois en cours, avec la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), avec le gendarme sous-régional du secteur, dont le siège est à Libreville, au Gabon.

Le président de la Cosumaf, Nagoum Yamassoum lors de son installation, le 15 décembre 2017 à Libreville. © directinfosgabon.com

 

Bien que tenue secrète par les responsables de la Commission de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), l’ambition de faire de l’Afrique centrale une place forte de la finance sur le continent, vient de connaître une avancée certaine avec le projet de fusion-absorption de la Commission des marchés financiers (CMF) du Cameroun et de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) qui se serait traduit en acte concret durant le mois de février 2019.

Si le délai initial concernant l’unification des marchés financiers d’Afrique centrale était fixé au 30 novembre 2018, conformément à la décision prise le 31 octobre 2017 par les chefs d’Etat de la Cemac, cette fusion des régulateurs bien qu’ayant accusé du retard fait de la Cosumaf et du CMF, les premières institutions concernées à matérialiser les recommandations de l’acte additionnel portant unification du marché financier de la Cemac, signé le 19 février 2018 par le président en exercice de la Cemac, Idriss Deby Into.

Selon des sources relayées par l’Agence Cameroun presse, le tchadien Nagoum Yamassoum, nommé lors de la conférence des chefs d’Etat de Ndjamena, le 31 octobre 2017, va présider la Cosumaf dans sa nouvelle version, pour une période de cinq ans, au détriment du Camerounais Jean Claude Ngbwa. De même, quelques cadres camerounais travaillant jusque-là à la CMF à Douala ont été incorporés dans la nouvelle Cosumaf à Libreville. L’autre partie du personnel camerounais ayant été remerciée, y compris son président.

Selon une source ayant suivi de près la fusion des régulateurs, «Dans le schéma cible de la nouvelle Cosumaf, l’idée d’un poste de vice-président ou de CEO qui reviendrait au Cameroun et qu’aurait pu occuper logiquement le président de la CMF n’a pas prospéré. Encore moins l’idée selon laquelle la CMF soit une antenne nationale de la nouvelle Cosumaf ».

Basée à Libreville et dans l’objectif d’assurer l’indépendance et le bon fonctionnement de cet organe de régulation sous-régional, la Cosumaf sera financée à partir des subventions des Etats membres «acquittées en début d’exercice, par débit direct des comptes des Etats auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale», ainsi que l’indique l’article 7 de l’acte additionnel.

 
 

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