Le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) a accordé un ultimatum aux parents et proches des disparus, dont les corps sont conservés depuis neuf mois à la morgue de l’hôpital, pour «identification et récupération» des dépouilles. Passé le 29 février, le CHUL va procéder à leur «inhumation à titre d’indigent».

Dr Marie-Thérèse Vane, directrice générale du CHUL. © Gabonreview

 

Délaissés à la morgue du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) depuis le 25 juin 2019, les «corps identifiés et non identifiés» doivent être retirés avant la fin du mois. La direction générale de l’établissement sanitaire vient de fixer un ultimatum aux parents et proches des disparus, dont les identités ont été communiquées, avant d’inhumer les dépouilles.

«Les parents ou toute personne les reconnaissant ou à la recherche de leurs proches sont priés de se rapprocher de l’établissement pour identification et récupération des dépouilles, jusqu’au 29 février 2020», a conseillé la directrice générale du CHUL. «Passé ce délai, le CHUL se réserve le droit de procéder à leur inhumation à titre d’indigent», a prévenu Marie-Thérèse Vane.

Selon la direction générale de l’hôpital, cette mesure concerne les familles de plusieurs défunts. Il s’agit d’une ressortissante togolaise appelée Hélène, deux indigents identifiés comme Habourou Missounda et Davy Ntsoumoumbi. À cette liste s’ajoutent les corps du bébé Ibinga Mboumba, Magalie Nze et Marie Thérèse Nseghe. La dépouille d’un monsieur dont l’identité n’a pu être trouvée complète la liste.

L’abandon des corps dans les morgues est monnaie courante à Libreville. Régulièrement, les sociétés de pompes funèbres multiplient les communiqués invitant les parents des décédés à venir identifier et récupérer les dépouilles. Une situation pénalisante pour les sociétés de pompes funèbres, qui ont souvent recours à la municipalité pour des inhumations dans une fosse commune. Excédée par l’encombrement des chambres froides de la morgue du CHUL, Marie-Thérèse Vane a opté pour cette solution.

 
 

1 Commentaire

  1. Sophie dit :

    Commencez par Ali Bongo, parce que garder son corps coûte cher au contribuable. Et que la France et le Maroc viennent ramasser aussi tous les Bongo quils veulent nous imposer encore pour 2023.

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