Installée le  1er mars, la directrice générale du Centre hospitalier et universitaire de Libreville (Chul), Marie-Thérèse Vane, a du pain sur la planche. Les patients lui suggèrent déjà les points prioritaires qui affectent leur prise en charge sanitaire.

Le Centre hospitalier universitaire de Libreville mérite d’offrir de meilleurs services que ceux qu’il fournit actuellement à la population gabonaise, © Gabonreview

 

Dès sa prise de fonctions, Marie-Thérèse Vane a indiqué  que tout sera prioritaire au cours de son mandat. «Je puis vous assurer que je ne ménagerai aucun effort pour que cet hôpital, qui est le premier, le plus grand et la vitrine sanitaire de notre pays, offre des soins de qualité aux populations», a-t-elle promis. L’ancienne directrice générale de la CNSS tiendra-t-elle cette promesse ? Les patients régulièrement admis dans cet hôpital souhaitent une réelle amélioration de services. La plupart assurent qu’il faut s’attaquer, en priorité, à l’accueil, au recyclage de certains agents, ainsi qu’aux mauvaises pratiques qui ont cours dans cet établissement public.

L’accueil reste le talon d’Achille de cette structure sanitaire «Il faudra qu’elle forme le personnel d’accueil, au préalable», a lancé une patiente, qualifiant les agents affectés à l’accueil d’ «impolis, méchants ou de peu rigoureux». «On sait que leur travail est dur, mais il ne faut pas que ce soit le patient qui trinque», a lancé un accompagnateur, avant qu’un patient en cardiologie ne se demande pourquoi s’enquérir de la nationalité de certains malades, avant de les recevoir. «Pourquoi doivent-ils demander la nationalité à ces patients ayant des noms à consonance musulmans ?»

Dr Vane devra également combattre la corruption rampante qui gangrène le fonctionnement de l’hôpital. «Beaucoup de personnel de cet hôpital donnent l’impression qu’ils se soucient peu du patient», a dénoncé vigoureusement un cinquantenaire, patient en diabétologie. «Pourquoi ne peut-on pas soigner avant de demander de l’argent ? Sauvez des vies et vous verrez si vous ne serez pas payés», a-t-il lancé, s’inquiétant également du transfert des patients vers les structures sanitaires privées. «Ce n’est pas normal qu’on te dise que si tu veux voir le docteur rapidement, il faut aller où il consulte, en privé», a-t-il dénoncé, précisant que ce sont «des comportements blâmables».

Si la nouvelle direction générale a décidé de tout considérer comme prioritaire, ces quelques préoccupations évoquées par les patients s’expriment comme autant de clignotants rouges.

 
 

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