A six semaines de la 25e Conférence des Parties sur le climat (Cop25), le Chili a renoncé à son organisation. Le pays est fragilisé par les tensions sociales qui secouent le pays depuis plus d’une semaine.

Le Chili n’organisera plus la Cop25 à cause des tensions sociales. © D.R.

 

A la question de savoir si le Chili tiendra ses engagements quant à l’organisation de la 25e conférence des Parties sur le climat (Cop25), la réponse est désormais claire. Sebastián Piñera, le président chilien, a déclaré que son «gouvernement a décidé de ne pas organisé le sommet de l’Apec [], ni celui de la Cop25». La Cop 25 devait avoir lieu du 2 au 13 décembre à Santiago mais ce ne sera plus le cas, la ville étant frappée de plein fouet par l’explosion sociale.

Depuis un peu plus d’une semaine, le pays et est fragilisé par des tensions sociales qui ne cessent de l’enfoncer. Voyant en la lutte contre les changements climatiques un combat de paix mais aussi de justice sociale, certains participants faisaient déjà état de leur intention de ne pas participer à ce rendez-vous pourtant très attendu. En France, des centaines d’élus, intellectuels et associations ont même adressé une tribune au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres pour rejeter la tenue de la Cop25 à Santiago sous la menace des balles. «La Cop25 ne saurait se tenir dans un pays où manifester pour des conditions de vie dignes peut valoir la mort», ont-ils signé.

Les tensions ne faiblissent pas et la pression a finalement eut raison du gouvernement chilien qui regrette cependant de ne pas organiser ce rendez-vous. «Cela a été une décision très difficile à prendre. Une décision qui nous cause énormément de peine parce que nous comprenons parfaitement l’importance (…) de la Cop pour le Chili et pour le monde entier», a poursuivi le président chilien. Environ 25 mille délégués dont ceux du Gabon étaient attendus à ce rendez-vous climatique qui devrait être délocalisé, voire reporté.

 
 

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