Accusé de ne pas avoir fait les choses dans les règles de l’art dans l’affaire Hermann Tsinga, le Samu médical s’en défend, estimant avoir fait le boulot convenablement.  «Tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux n’est pas la bonne information», a réagi le directeur du Samu médical.

(Illustration) © Loïc Venance / AFP

 

Jean Luc Kaïne répondant aux questions des journalistes, le 4 mars 2019 à Libreville. © Capture d’écran/ facebook.com/FreddhyKoula

Englouti par la polémique autour du décès du joueur d’Akanda FC le week-end dernier, le Samu médical s’est expliqué le 4 mars, dans une interview publiée sur Facebook. Des explications visant à tordre le cou aux rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, selon lesquelles le Samu médical aurait brillé par des manquements au moment de la prise en charge du joueur.

D’entrée de jeu, le directeur du Samu médical a affirmé que l’équipe présente au stade était au complet. «L’équipe est composée du médecin, l’ambulancier, le secouriste et l’infirmier. Toute l’équipe était en place, il n’y a pas d’affaire selon laquelle le chauffeur était en train de boire de l’alcool au moment des faits. Tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux n’est pas la bonne information», a indiqué Jean Luc Kaïne.

Joueur du FC Akanda, Hermann Tsinga s’est effondré lors du match face à Missile FC, le 2 mars à Libreville, comptant pour la 2e journée du National-Foot 1. Après s’être écroulé sur l’aire de jeu, le joueur d’Akanda a rendu l’âme quelques minutes au Centre hospitalier universitaire (CHUL) d’Owendo, où il a été conduit d’urgence par le Samu.

Aussitôt après avoir été alerté, les équipes du Samu médical se sont mobilisées pour secourir Hermann Tsinga. «Le Samu a été appelé et s’est rendu sur place, où nous avons constaté que la victime était déjà dans un état très critique. Nous n’avons pas perdu de temps. Nous avons pris la victime qui a été mise dans l’ambulance, où nous avons poursuivi les manœuvres de réanimations entamées par le médecin de Missile. Ce, jusqu’au CHU d’Owendo. Une fois sur place, le corps médical a constaté que le joueur ne respirait plus même si son pouls était toujours perceptible. Et malgré l’administration de médicaments de réanimation, le cœur du joueur n’a pu être relancé», a regretté Jean Luc Kaïne.

Si le Samu semble avoir fait son travail, il lui est reproché le temps mis entre l’écroulement du joueur et la prise en charge de ce dernier. Au moins dix minutes de sont écoulées entre les deux actions. Ce que corrobore d’ailleurs une vidéo de la scène, largement relayée sur les réseaux sociaux. À ce niveau, le Samu se dédouane net.

«Dans ce genre de compétition, le Samu est là pour deux choses : conditionner le malade et, si possible, l’acheminer dans la structure adjacente la plus proche pour la poursuite de la prise en charge», a expliqué le chef d’équipe des ambulanciers, présent au moment des faits. «S’agissant du délai de prise en charge, il faut partir du principe que le timing nous est donné par ceux qui sont sur le terrain, essentiellement l’arbitre central (Eric Otogo-Castane lors de ce match, ndlr)», a déclaré Emanuel Ndoba.

Loin de jeter l’anathème sur qui que ce soit, le Samu est certain de ne pas avoir failli à ses obligations. «L’équipe du Samu médical était au complet. Il ne faut pas toujours se fier aux réseaux sociaux où, très souvent, l’information est déformée. Je persiste et signe, le Samu a fait son boulot», a conclu le chef d’équipe des ambulanciers du Samu.

Une version des faits qui sera détaillée dans le rapport que le Samu a promis de publier. Un rapport de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) est également attendu. La comparaison des deux documents permettra peut-être de dédouaner définitivement le Samu médical, ou d’en dégager les responsabilités.

 
 

2 Commentaires

  1. FINE BOUCHE dit :

    Le samu a été appelé. Mais il devrait avoir un dispositif déjà sur place, un médecin et quelques matériels pour les premiers soins et secours.

  2. M.H dit :

    il est à rappeler que le SAMU ne peut pas avoir accès sur l’aire de jeu s’il n’est pas invité par l’arbitre.

    il y a eu une perte de temps (environ 10 min) avant de faire intervenir le samu, qui ne peut pas intervenir pour constater la gravité des faits s’il n’est pas invité par le maître du jeu.

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