Soupçonné d’avoir des liens avec le Hezbollah, un homme d’affaires libano-gabonais a été arrêté lors d’une escale, le 7 septembre, à Addis-Abeba. Il a été libéré une semaine après, grâce à l’intervention de la diplomatie gabonaise.

Aéroport d’Addis-Abeba (illustration). © D.R.

 

Hassan Jaber, un homme d’affaires libano-gabonais a été arrêté le 7 septembre, lors d’une escale à l’aéroport d’Addis-Abeba, en Éthiopie. Cet opérateur économique qui possède au Gabon un parc d’engins (concasseur, pelleteuses, bulldozers, etc.) était en route pour Beyrouth, au Liban, où sa famille l’attendait. Hassan Jaber qui voyageait avec son passeport gabonais était déjà sous surveillance. En décembre 2017, assurent certaines sources, «les services de renseignement gabonais l’avaient arrêté et prévenu qu’il était sous surveillance et que tous ses mouvements étaient connus». À l’époque, rappelle Franceinfo, il projetait de s’installer en Afrique du Sud où il voulait monter une usine de jus de fruits. Mais il avait changé d’avis en décidant de rester au Gabon.

Après sa rétention en Éthiopie, les autorités gabonaises ont agi pour qu’il recouvre la liberté et regagne le Gabon. «Nous avons demandé à notre ambassadeur à Addis-Abeba de faire jouer la protection consulaire due à tout citoyen gabonais», a confié Alain Claude Bilie-By-Nze, ministre gabonais des Affaires étrangères, à RFI.

«Cela a été fait» et Hassan Jaber qui a été libéré le 15 septembre, est rentré à Libreville. Avant son retour au Gabon, rapporte un site d’information libanais, il se trouvait dans un hôtel d’Addis-Abeba et «il lui était interdit de communiquer avec qui que ce soit, à l’exception de l’ambassadeur gabonais chargée de s’assurer de son rapatriement».

«Nous allons nous-mêmes mener une enquête pour savoir ce qui lui est reproché exactement. Pour l’instant, aucun dossier comportant des éléments de preuves le mettant en cause n’est parvenu aux autorités gabonaises», a indiqué le ministre gabonais des Affaires étrangères.

Hassan Jaber est accusé par l’Israël d’avoir des liens avec le Hezbollah. Toutefois, ses proches dénoncent des allégations. Selon son frère, Imad Jaber, président de la communauté libanaise au Gabon, «ce sont les agents du Mossad [services secrets israéliens] qui l’ont interrogé». «Ce qui est sûr et certain, c’est que si mon frère avait des relations ou bien finançait le Hezbollah, je ne pense pas que le Hezbollah allait le laisser voyager et les agents qui l’ont interrogé n’allaient pas le laisser partir», a déclaré Imad Jaber à RFI.

 
 

2 Commentaires

  1. Victorine dit :

    C’est quand même GRAVE au Gabon. Nous avons maintenant des terroristes sur notre sol. Akié !!!

  2. Jack dit :

    Bien ma Soeur, c’est connu depuis que notre pays est le pays des Terroristes depuis que nous sommes gouverner par des étrangers ***** regardez ce qui se passe sous vos yeux en ce moment… nous avons un repris de justice qui fait la pluie et le beau temps présentement en absence de l’usurp Qui fait réunir tous ces terroristes chez nous pour crée le KO

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