Les enseignants des promotions 2015 et 2016 de l’Institut national de la jeunesse et du sport (INJS), l’École nationale des instituteurs (ENI), l’École normale de l’enseignement supérieur (ENS) et l’École normale de l’enseignement technique (Enset), en grève depuis le 7 janvier dernier, ont envahi l’esplanade de l’Assemblée nationale ce 26 février 2019 pour alerter davantage l’opinion sur leur situation.

Les enseignants campant devant l’Assemblée nationale avant la Déclaration de politique générale du Premier ministre, le 26 février 2018. © D.R.

 

Face à leur situation de plus en plus précaire, les enseignants sans salaire depuis 2015, en grève à la Cathédrale Sainte-Marie, ont quitté leur piquet de grève, ce 26 février, pour se rendre à l’Assemblée nationale. Profitant de l’occasion solennelle de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, ils entendaient attirer l’attention du peuple et de leurs élus.

 «Nous nous sommes rendus devant l’Assemblée nationale pour interpeler le président de cette institution afin qu’il interpelle le gouvernement à son tour sur notre situation», a expliqué le porte-parole du Collectif, Béranger Nyaré-Ango. «Nous sommes allés à l’Assemblée nationale parce qu’aujourd’hui, c’est un jour particulier. Le Premier ministre présente sa politique générale. On tenait à être là, devant le portail pour que le gouvernement dans son ensemble nous voit en train de manifester», a-t-il confié.

Dans ce tohu-bohu devant le palais du peuple, le Secrétaire général de l’institution a reçu des membres du groupe d’enseignants en grève. «Le SG a pris note de nos revendications et il a promis de faire le compte rendu au président de l’Assemblée nationale», a expliqué M. Nyaré-Ango, précisant que «rien n’a évolué dans le dossier». «La grève continue jusqu’à satisfaction de nos doléances», a martelé l’enseignant.

Décidés à rentrer en possession de leur dû, les grévistes bravent bien de situations incommodantes devant la cathédrale Sainte-Marie depuis le 7 janvier dernier. Un ultimatum a été donné au gouvernement, le 23 février, par la Convention nationale des Syndicats du secteur éducation (Conasysed) afin qu’il trouve des solutions à ce problème qui concerne environ 1600 enseignants. Mais jusqu’ici, rien de précis. Et l’on devrait s’attendre à des jours tumultueux dans le secteur éducatif.

 
 

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