Le 15 janvier, Dynamique unitaire a, une fois de plus, mis en exergue son insatisfaction quant à la prise en compte de ses revendications. La confédération syndicale du secteur public annonce une assemblée pour la fin du mois de janvier.

Quelques membres du bureau de Dynamique unitaire. © Gabonreview

 

«Que cette nouvelle année s’ouvre comme une perspective d’espoirs pour endiguer les difficultés multiformes qui avilissent et résultent d’une gouvernance économique et financière scabreuse», tel est le vœu pour l’an 2019 de Dynamique unitaire (DU), la confédération syndicale du secteur public. Pour cette confédération syndicale qui a tenu un point de presse ce 15 janvier, 2019 recèle de quelque chose d’«assez inédit», tant dans les revendications sociales inscrites dans son cahier de charges «semblent s’assombrir». DU ne se satisfait plus de la décision n°217 de la Cour Constitutionnelle du 30 octobre 2018 «semblant remettre en cause l’ensemble des mesures d’austérité». La qualifiant d’«ambiguë», elle y voit un moyen pour la «dissuader de s’intéresser aux incidences de l’état de santé du Président Ali Bongo Ondimba sur la résolution des revendications sociales». Elle voit pour ainsi dire en Ali Bongo, le «principal interlocuteur des travailleurs».

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«La réalité du cynisme politique prenant rapidement le pas, l’ex-ministre en charge de la Fonction publique, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, s’est empressé de réinterpréter cette décision», a déclaré la 3e vice-présidente de DU, Chantale Mackossot. Pour elle et ses pairs, Onanga Y’Obegue a affirmé la poursuite du gel des recrutements, des intégrations, des titularisations, avancements automatiques, stages et concours, reclassements dans la Fonction publique ; la poursuite du pointage des agents publics, la non régularisation des situations administratives des 6 000 enseignants de l’Education nationale, des 230 enseignants-chercheurs de l’Enseignement supérieur, des 500 agents du ministère de la Santé. Il en va de même pour ce qu’elle taxe de «généralisation illégale de la pension de retraite provisoire pour les nouveaux retraités civils de la Fonction publique, la poursuite du licenciement illégal des agents de la main-d’œuvre non permanente (MONP) et le non-paiement des soldes de tout compte». DU demande toujours l’annulation de ces mesures et estime que le gouvernement ne fait rien pour améliorer l’existant.

«L’absence de résolution de ces problèmes n’a nullement entamé la détermination de la Confédération syndicale Dynamique unitaire dès lors qu’il y avait un interlocuteur, Ali Bongo Ondimba, comme président de la République, c’est-à-dire clé de voûte des institutions de la République et seul habilité à régler entre autres les problèmes des travailleurs, quel que soit les secteurs d’activité», a déclaré Chantale Mackossot. Alors que le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, se dit prêt à discuter avec les syndicats durant son séjour à la Primature, DU estime que l’absence d’Ali Bongo «crée une crise institutionnelle au sommet de l’Etat qui, ipso facto, génère des tensions sociales, politique, économique et financière». Pour elle, «les organisations syndicales sont privées d’interlocuteur fiable et du coup, toute résolution d’un problème s’avère impossible». Cependant, d’autres syndicalistes estimaient déjà que le Premier ministre est l’interlocuteur privilégié des syndicats.

 
 

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