Originaire de Mbigou (Sud du Gabon) et vivant en France depuis 1998, Tita Nzebi va présenter son nouvel album «From Kolkata», le 6 avril prochain à Paris. Dans cette œuvre mêlant musique Nzebi, sonorités blues, jazz et rumba, l’artiste aborde des thèmes comme la famille et la maternité universelle, le respect des personnes et la dictature au Gabon.

Troisième album de Tita Nzebi (photo), «From Kolkata» sera présenté le 6 avril 2019 à Paris. © indulgexpress.com

 

La pochette de l’album. © indulgexpress.com

Après «Mbiss Miti» (2008), «Metiani» (2011) et «Bol’angu» (2014), Tita Nzebi va présenter son nouvel album «From Kolkata», le 6 avril prochain à Paris. La chanteuse originaire de Mbigou (Sud du Gabon) a composé certains titres présents sur cet album depuis plusieurs années, à l’instar de «Sôle Moyi a wè», «La caravane passe», «Dictature inavouée» et «Bayéndi», déjà entendus sur scène ou via des vidéos en ligne.

C’est lors de sa première tournée en Inde, à Kolkata, que l’artiste a finalisé l’écriture des titres jusque-là inachevés, tout en composant d’autres. En se rendant dans cette ville située dans l’Est de l’Inde, elle avait quelques idées pour l’écriture d’un éventuel album. À son retour, ces idées se sont précisées, d’où le titre «From Kolkata».

«J’ai commencé à travailler sur cet album quand je suis venu pour ma première tournée au Bengale occidental, en octobre 2017 (…) Dans cet album, j’aborde des thèmes qui me tiennent à cœur, comme la famille et la maternité universelle, le respect des personnes et la dictature au Gabon, à travers des titres comme Ba Ngu (Les Mères), L’ghôbe (Respect), Dictature inavouée (dictature non reconnue), et d’autres», a confié Tita Nzebi dans une interview à indulgexpress.com.

Cet album sera présenté au Café de la danse (Paris). Pour cette ode à l’universalité, à la sagesse, le public découvrira à ses côtés les artistes d’exception qui l’ont accompagnée et inspirée lors de son premier voyage en Inde ou à ses débuts en France. Musiciens de longue date (Serge Ananou, Ivan Rechard, Georges Dieme) ou occasionnels, ils sous-tendent les valeurs et les messages véhiculés par la chanteuse dans des œuvres de caractère.

La musique de la chanteuse est un savant mélange de blues, jazz, rumba et rythmes traditionnels Nzebi (ethnie parlée au Gabon et au Sud du Congo). «La musique Nzebi originale a une large gamme vocale, qui inclut l’onomatopée, le flux saccadé, et les ululations. Les syllabes changent aussi, selon le ton que nous utilisons. Je compose mes chansons sur des rythmes Nzebi, et ma musique puise son contenu dans le répertoire ethnique de Nzebi, un peuple bantou d’Afrique centrale, d’où j’ai également emprunté mon nom artistique», explique Tita Nzebi.

Une musique dont l’artiste se sert par ailleurs comme une arme contre le régime dans son pays. «La dictature au Gabon et les atrocités perpétrées par la junte militaire sont bien connues, mais rien ne change. Donc, je le dis en utilisant ma seule arme la musique», soutient-elle.

Tita Nzebi a fait son apprentissage de la musique en 1998, tout en faisant ses études de troisième cycle à Paris. Elle a commencé à se produire en solo dans les bars et les clubs. L’art au bout des mains, les valeurs au gré des voix, celle qu’on rapproche d’Annie Flore Batchiellilys s’affaire à son objectif : «permettre à la musique ethnique noire de s’intégrer dans les standards de l’esthétique moderne».

 
 

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